<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 18pt;”><strong>Hiver dans la forêt</strong></span></p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”><em>“C’est lorsque je suis faible que je suis fort.”</em></span></p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”>2 Corinthiens 12.10</span></p>
<p style=”text-align: center;”>—</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Tapis coloré et mort,</p>
<p style=”text-align: center;”>hier voûte fraîche et vivante ;</p>
<p style=”text-align: center;”>hêtres gris et décharnés,</p>
<p style=”text-align: center;”>dressés vers le ciel glacé,</p>
<p style=”text-align: center;”>dans le silence !</p>
<p style=”text-align: center;”>Dépouillement !</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>La chantante frondaison</p>
<p style=”text-align: center;”>arrêtait le regard ;</p>
<p style=”text-align: center;”>les troncs dénudés</p>
<p style=”text-align: center;”>le guident vers le ciel</p>
<p style=”text-align: center;”>enfin découvert !</p>
<p style=”text-align: center;”>Lumière !</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Humiliant hiver !</p>
<p style=”text-align: center;”>En me dépouillant</p>
<p style=”text-align: center;”>tu laisses, en ma vie,</p>
<p style=”text-align: center;”>passer la lumière</p>
<p style=”text-align: center;”>que je dois au monde.</p>
<p style=”text-align: center;”>Transparence !</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Mon dénuement</p>
<p style=”text-align: center;”>mieux que mon abondance</p>
<p style=”text-align: center;”>conduit le regard</p>
<p style=”text-align: center;”>vers Dieu,</p>
<p style=”text-align: center;”>seul !</p>
<p style=”text-align: center;”>Grâce !</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 24pt;”>℘</span></p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<hr />
<div class=”entry-content”>
<div class=”entry-body”>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”>Poème de Guy Appéré, extrait de <em>Jaillissements, Saisissements</em> (Éditions Grâce et Vérité)</span></p>
</div>
</div>
Catégorie : Réflexion
-
Hiver dans la forêt
-
Le conflit des siècles
<p>Apocalypse 12.4b : <em>“Le dragon se plaça devant la femme qui allait accoucher, afin de dévorer son enfant dès qu’il serait né.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a1cd5e200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Nativité” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3a1cd5e200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a1cd5e200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Nativité” /></a></p>
<p>Comment, en contemplant une nativité, imaginer un instant que <strong>l’heureux événement marque en réalité le début du plus grand conflit de tous les temps </strong>?</p>
<p>Pourtant, ce qui se trame derrière cette scène charmante est un complot aux dimensions cosmiques.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est comme si cette naissance anodine en apparence était un signal de bataille.</p>
<p>Essayons de comprendre.</p>
<p>Tous ne le savent pas encore, mais le nouveau-né qui vient de pousser son premier cri n’est pas n’importe qui : c’est <strong>le Messie </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Celui, attendu depuis des siècles, qui, tel un soleil, s’élèvera bientôt pour <strong>éclairer ceux qui sont perdus dans l’ombre de la mort</strong> et diriger leurs pas sur le chemin de la paix*.</p>
<p>Dès lors, faut-il s’étonner que celui qui jusque-là tenait les hommes captifs réagisse violemment ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comment pouvait-il demeurer passif, lui, le prince des ténèbres, alias <em>“dragon rouge feu”</em>, devant celui paru pour le combattre, piller son empire et le mettre à jamais hors d’état de nuire ?</p>
<p>C’est pourquoi, <strong>sitôt l’enfant né</strong>, <strong>le serpent venimeux ouvre les hostilités</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il n’est que de lire la suite du chapitre pour prendre la mesure de l’affrontement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un choc d’une violence extrême, unique dans l’histoire du monde et des hommes.</p>
<p>De fait, le duel, auquel viennent aussitôt se mêler d’autres forces vouées au service de l’un ou de l’autre**, durera plus de trente années.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Trente-trois, pour être précis.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Trente-trois années au cours desquelles le monde des ténèbres se livrera à la plus effroyable des chasses à l’homme</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quelles ruses, en effet, son chef aux abois n’emploiera-t-il pas pour égarer, sinon saisir et détruire, celui venu le défier sur son propre terrain ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que ne tentera-t-il pas pendant tout ce temps pour neutraliser enfin, après l’enfant de Bethléhem, l’homme de Galilée, de Gethsémané et du Golgotha ?</p>
<p><strong>Trente-trois années d’assauts meurtriers</strong>, donc.</p>
<p><strong>Meurtriers, mais vains</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>L’enfant devenu homme, résistera</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Les yeux lucides, le cœur pur, en perpétuel contact avec son Père”*** , il déjouera magnifiquement tous les pièges qui lui seront tendus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais au prix de quelles souffrances, de quelles angoisses, de quelles agonies ?</p>
<p>Et pour quel résultat ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>La Croix </strong>!</p>
<p>Triomphe redouté du dragon sur l’enfant-sauveur ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À première vue, oui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais à première vue seulement.</p>
<p>Contrairement aux apparences, <strong>ce ne sont pas ses coups qui auront raison finalement de Jésus, mais… Dieu lui-même </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui choisira de l’abandonner aux mains des hommes après qu’il se sera chargé de tous nos péchés pour en payer à notre place le juste —mais ô combien terrible— prix !</p>
<p><strong>La Croix</strong>, donc, loin d’être la victoire tardive de Satan, sera sa défaite absolue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car <strong>par elle, une foule innombrable, après qu’elle aura été saisie et arrachée au ténébreux empire du dragon, découvrira, éblouie, la merveilleuse lumière de la vie</strong>.</p>
<p>Et ce n’est pas tout !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Après qu’il aura été sévèrement dépouillé, le <em>“serpent ancien"</em>, rapporte Jean, sera bouté hors du ciel !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et bientôt écrasé, détruit pour toujours !</p>
<p>Comment, sachant tout cela, ne pas contempler différemment l’enfant de Bethléhem ?</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir le cantique de Zacharie en Luc 1.          </span>** <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 7.          </span>*** <span style=”font-size: 8pt;”>Brütsch, La clarté de l'Apocalypse, 207.</span></p> -
Le temps aboli
<p>1 Corinthiens 15.52b (NFC) : <em>“[…] les morts ressusciteront pour ne plus mourir […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a12065200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Anesthésie” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3a12065200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a12065200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Anesthésie” /></a></p>
<p>Les <strong>anesthésies générales</strong>, moi, j’aime…</p>
<p>On vous allonge sur une table, vous demande de vous détendre, vous introduit une aiguille dans le bras.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une personne à l’air compétent scrute un écran où défilent les signes de votre vie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle est satisfaite et vous le dit.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Des gestes furtifs, admirablement réglés, finissent de mettre de l’ordre dans le bloc.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puis, soudain, une main prend la vôtre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un visage masqué se penche sur vous, vous observe un instant, vous sourit, vous rassure…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et, pfuittt, vous n’êtes plus là.</p>
<p>La durée de votre absence ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous n’en avez aucune idée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce que l’on fait subir à votre corps pendant ce temps ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous l’ignorez totalement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Heureusement.</p>
<p>On vous intube, vous perfuse, vous oxygène, vous ouvre, vous écarte, vous coupe, vous scie, vous râpe, vous ampute, vous libère, vous allège, vous vous répare, vous redresse, vous cautérise, vous recoud, vous bande…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et vous, <strong>vous ne sentez rien</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Rien du tout.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Vous n’êtes pas là</strong>.</p>
<p><strong>Le temps passe</strong> : une, deux, trois, cinq, huit heures, mais sans vous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Vous n’êtes toujours pas là</strong>.</p>
<p>Jusqu’au moment où vous ouvrez les yeux et découvrez un nouveau visage, également souriant et penché sur vous, qui vous annonce d’une voix douce : “Vous êtes en salle de réveil.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tout s’est bien passé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Respirez.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Respirez, s’il vous plaît…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parfait !”</p>
<p>Vos esprits, alors, vous reviennent peu à peu et vous demandez l’heure.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Dix-huit heures trente ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non, ce n’est pas possible !”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous êtes incrédule.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il vous faut vérifier.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous repérez une pendule et là, vous abdiquez : rien à dire, c’est bien le soir. <span class=”Apple-converted-space”>  “</span>C’est drôle, il me semblait pourtant que je venais tout juste de m’allonger sur la table…”</p>
<p><strong>Magie de l’anesthésie générale qui</strong>, en même temps qu’elle nous épargne moult souffrances, <strong>nous prive d’un coup de la notion même du temps</strong>.</p>
<p>Et si nous tenions là une image de notre destin ?</p>
<p>La Bible aime à parler de <strong>notre mort</strong> comme d’<strong>un</strong> “<strong>endormissement</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et de <strong>notre résurrection</strong> comme d’un “<strong>réveil</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Est-ce un hasard ?</p>
<p>Dites-moi…</p>
<p>Et si, au moment de notre mort, Dieu œuvrait à la manière d’un grand anesthésiste ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’il nous endormait, tout simplement ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour que notre corps reste insensible aux outrages de la corruption et ignore tout de la longue attente du jour du grand renouvellement ?</p>
<p><strong>Et si, pour nous, l’</strong>“<strong>instant d’après</strong>”<strong> était le moment choisi par Dieu pour nous </strong>“<strong>réveiller</strong>”  —“Ouvrez les yeux !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Respirez !”—, et nous accorder alors le bonheur, proprement indicible, de découvrir son visage rayonnant et de l’entendre nous souhaiter la bienvenue dans la vie nouvelle ?</p>
<p>Je vois la scène : Ève, Abraham, Moïse, Ruth, Samuel, David, Osée, Esther, Marie, Pierre, Jean, Étienne, Paul, Luc et les autres… et ma mère, mon père… et vous, moi… entendant cette voix : “Réveillez-vous !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Respirez !”, et ouvrant les yeux… pour les refermer aussitôt, éblouis que nous serons alors par l’éclat sans pareil de notre divin “réanimateur” !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et <strong>nous étonnant bientôt tout haut que les années pour les uns, les siècles pour les autres nous aient paru n’avoir duré que le temps d’un clin d’œil</strong>…</p>
<p>Dites-moi, mes amis…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et si nous tenions dans cette anesthésie générale un signe de ce qui nous attend ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Endormis en Christ et, l’instant d’après, réveillés par lui pour la vie qui ne meurt plus</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Difficile d’imaginer plus belle espérance, non ?</p> -
Sans murmures
<p>Philippiens 2.14 : <em>“Faites tout sans murmures ni contestations afin d’être irréprochables et purs, des enfants de Dieu sans défaut au milieu d’une génération perverse et corrompue.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a07b9c200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Modèle” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3a07b9c200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a07b9c200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Modèle” /></a></p>
<p>Quelle peut bien être notre vocation spécifique, à nous chrétiens, dans le monde d’aujourd’hui ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Que pouvons-nous apporter</strong> à une génération que Dieu ne peut qualifier autrement que de “perverse et corrompue” ?</p>
<p>Réponse de l’apôtre Paul : <strong>un modèle</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’exemple d’un comportement <em>“irréprochable”</em>, <em>“pur” </em>et <em>“sans défaut”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sachant que, pour lui, il n’est pas de comportement irréprochable, pur et sans défaut sans soumission confiante à Dieu et paix durable dans l’Église.</p>
<p> </p>
<p><strong>Soumission confiante à Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le vocabulaire de l’apôtre indique clairement sa crainte de voir les chrétiens suivre <strong>l’exemple malheureux des israélites</strong> dans le désert, qui ne cessèrent guère, pendant quarante ans, de “murmurer” contre Dieu et “contester” ses voies.</p>
<p>En nous comportant comme eux nous attristerions Dieu en offrant à notre génération <strong>le piteux spectacle d’une communauté d’hommes et de femmes</strong> comme les autres : <strong>insatisfaits</strong> et <strong>revendicateurs</strong>.</p>
<p>Pour Paul, notre différence doit apparaître ici : dans cette <strong>confiance absolue en Dieu</strong>, sa bonté et sa sagesse, qui fait que nous demeurons en tout temps, bon ou mauvais, <strong>soumis à sa volonté</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Humblement et paisiblement.</p>
<p>Le défi n’est pas mince.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les jugements du Seigneur sont si souvent insondables et ses voies impénétrables !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous voici râlant, gémissant, contestant, désespérant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Prions alors que nous soit donnée d’en haut la foi, la vraie</strong>, celle qui perçoit l’invisible, comptant sur Jésus pour la mener à la perfection*.</p>
<p> </p>
<p><strong>Paix durable dans l’Église</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que <strong>la qualité de nos rapports mutuels compte aussi aux yeux de Dieu</strong>.</p>
<p>Ce qu’il attend donc de nous est que nous nous distinguions cette fois par la <strong>concorde exemplaire</strong> qui prévaut parmi nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que nous en finissions une bonne fois avec nos chamailleries, bisbilles, prises de bec, disputes, et autres querelles –c’est la signification du mot <em>“murmures”</em> –, autant qu’avec nos discutailleries –c’est l’autre sens du mot <em>“contestations”</em>.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>D’abord, parce qu’elles sont <strong>une offense faite à Dieu</strong>.</p>
<p>Ensuite, et surtout ici, parce qu’elles privent nos contemporains d’un repère essentiel : celui d’<strong>une conduite si différente qu’en forçant à s’interroger sur son origine, elle mène fort logiquement à Dieu</strong>.</p>
<p>“<strong>Qu’ils soient un</strong>, prie Jésus**, <strong>pour que le monde croie</strong>.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est, on le voit, sur l’harmonie surnaturelle régnant parmi les siens qu’il compte pour attirer le monde sur le chemin du salut.</p>
<p>Si donc notre projet est bien d’entrer dans celui de Dieu et d’offrir à notre génération un signe qui lui permette de voir enfin clair et, qui sait ? de réorienter sa course, <strong>œuvrons à faire disparaître du milieu de nous murmures et contestations</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Et tissons entre nous des liens d’amour fraternel</strong>.</p>
<p>Le meilleur service que nous puissions rendre à nos contemporains est d’être <strong>des</strong> “<strong>artisans de paix</strong>” dans l’Église.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Hébreux 11.1 et 12.2.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 17.21 (notre traduction).</span></p> -
Hesperos
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 18pt;”><strong>Hesperos</strong></span></p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”><em>“La lumière luit dans les ténèbres”</em></span></p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”>Jean 1.5</span></p>
<p style=”text-align: center;”>—</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Étoile du SOIR,</p>
<p style=”text-align: center;”>avant que la nuit,</p>
<p style=”text-align: center;”>par le péché suscitée,</p>
<p style=”text-align: center;”>enténèbre pour les siècles</p>
<p style=”text-align: center;”>le cœur de l’homme</p>
<p style=”text-align: center;”>et l’âme du monde,</p>
<p style=”text-align: center;”>elle brillait déjà.</p>
<p style=”text-align: center;”>Quand au déclin d’un beau jour</p>
<p style=”text-align: center;”>montent les tristes ombres,</p>
<p style=”text-align: center;”>quand dans l’obscurité de l’épreuve</p>
<p style=”text-align: center;”>sombrent mes espoirs,</p>
<p style=”text-align: center;”>elle est là, signe</p>
<p style=”text-align: center;”>d’une irrésistible lumière.</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Étoile de l’AMOUR,</p>
<p style=”text-align: center;”>quand descend la nuit,</p>
<p style=”text-align: center;”>repaire de toutes les turpitudes,</p>
<p style=”text-align: center;”>quand se réveille la vile passion</p>
<p style=”text-align: center;”>qui ose porter son nom,</p>
<p style=”text-align: center;”>elle dévoile sa beauté.</p>
<p style=”text-align: center;”>Étincelante de pureté</p>
<p style=”text-align: center;”>au-dessus de la fange,</p>
<p style=”text-align: center;”>elle brille l’éternel AMOUR,</p>
<p style=”text-align: center;”>celui qui pensa l’homme,</p>
<p style=”text-align: center;”>se donna au calvaire</p>
<p style=”text-align: center;”>et qui, incompréhensible grâce,</p>
<p style=”text-align: center;”>m’a aimé !</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Étoile du BERGER,</p>
<p style=”text-align: center;”>quand de mon cœur</p>
<p style=”text-align: center;”>la crainte s’empare</p>
<p style=”text-align: center;”>au mystérieux crépuscule,</p>
<p style=”text-align: center;”>déjà sa clarté a lui.</p>
<p style=”text-align: center;”>Paisible en la contemplant,</p>
<p style=”text-align: center;”>je puis t’abandonner,</p>
<p style=”text-align: center;”>suprême Berger des brebis,</p>
<p style=”text-align: center;”>celles que tu me confies.</p>
<p style=”text-align: center;”>Fidèle et tendre, toujours,</p>
<p style=”text-align: center;”>tu veilleras sur elles</p>
<p style=”text-align: center;”>lorsque, pour moi, viendra la nuit</p>
<p style=”text-align: center;”>du sommeil ou de la mort.</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 24pt;”>℘</span></p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<hr />
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”>Poème de Guy Appéré, extrait de <em>Jaillissements, Saisissements</em> (Éditions Grâce et Vérité)</span></p> -
Une vision éblouissante
<p>Apocalypse 1.12b13, 16a : <em>“M’étant donc retourné, je vis sept chandeliers d’or, et au milieu des [sept] chandeliers quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme. […]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il tenait dans sa main droite sept étoiles […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d39ff0ae200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Chandeliers d'or” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d39ff0ae200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d39ff0ae200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Chandeliers d'or” /></a></p>
<p>Il est des images qui éclairent, des visions qui éblouissent, des scènes qui rassurent.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme cette révélation accordée d’emblée ou presque à l’apôtre Jean quelque part sur l’île de Patmos.</p>
<p>Un tableau vivant qui met en lumière à la fois <strong>la vocation</strong>, <strong>le prix et le privilège de l’Église</strong> dans son ensemble et de chacun de ses membres en particulier.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car c’est bien elle, l’Église, que représentent aussi bien les <em>“sept chandeliers d’or”</em> que le <em>“sept étoiles” </em>*.</p>
<p> </p>
<p><strong>L’Église et sa vocation</strong>, d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Être une lumière dans le monde.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Souvenez-vous de la parole que Jésus nous a laissée:<span class=”Apple-converted-space”>  “</span><em>Vous êtes la lumière du monde”.<span class=”Apple-converted-space”> </span></em> <em>“Que votre lumière [donc] brille aux yeux des hommes, pour qu’en voyant vos bonnes actions ils rendent gloire à votre Père qui est dans les cieux.” </em>** </p>
<p>Ainsi, notre devoir est-il de <strong>luire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, de nous comporter <strong>de telle manière que les perfections invisibles de Dieu deviennent manifestes en nous</strong>, et qu’ainsi, ceux qui, jusque là, étaient dans la nuit soient enfin éclairés sur la personne, le dessein, et l’œuvre divins.</p>
<p> </p>
<p><strong>L’Église et son prix</strong>, ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les chandeliers qu’aperçoit Jean sont d’<strong>or</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une manière de nous rappeler <strong>combien est précieuse aux yeux de Dieu son Église</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, nous comptons pour lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tellement, que pour nous arracher à notre funeste destin et nous réintroduire dans sa communion, il est allé jusqu’à offrir ce qu’il avait de plus cher, son Fils, en sacrifice en rançon pour nous.</p>
<p>Pas étonnant, dans ces conditions, qu’il tienne à nous comme à la prunelle de ses yeux***: nous sommes <strong>son trésor </strong>!</p>
<p> </p>
<p><strong>L’Église et son privilège</strong>, enfin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Où notre Seigneur se trouve-t-il aujourd’hui ?<span class=”Apple-converted-space”>  <em>“</em></span><em>[…] au milieu des chandeliers […].”, </em>nous dit Jean.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non pas dans un ciel lointain, mais <strong>au milieu de son peuple</strong>, avec les siens.</p>
<p>Mais il y a plus encore : <strong>il nous tient</strong>, précise l’apôtre, <em>“<strong>dans sa main droite</strong>” </em>; sa main forte.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une manière de dire qu’il a choisi de mettre sa toute-puissance au service de son peuple, à notre service, pour <strong>assurer notre protection</strong>.</p>
<p><strong>Ah ! si nos yeux pouvaient voir et nos oreilles entendre !</strong><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous ne craindrions plus aucun mal.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Attentif à tout ce qui nous touche, il nous entoure en permanence de ses soins parfaitement appropriés, veillant en particulier à ce que rien ni personne ne parvienne jamais à nous ravir de sa main.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parlant de nous tous qui sommes ses “brebis”, n’a-t-il pas dit un jour : <em>“moi je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher de ma main” </em>? **** <span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“[Quant à mon Église], la Puissance [même] de la mort n’aura pas de force contre elle.” *****</em></p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Apocalypse 1.20.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Matthieu 5.14, 16.     <span style=”font-size: 10pt;”>*** </span></span><span style=”font-size: 8pt;”>Voir Zacharie 2.12.   </span>**** <span style=”font-size: 8pt;”>Jean 10.28.  <span style=”font-size: 10pt;”>***** </span>Matthieu 16.18.</span> </p> -
Espoir
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 18pt;”><strong>Espoir</strong></span></p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”><em>“Il n’achève pas le roseau brisé, </em></span><span style=”font-size: 8pt;”><em>il n’éteint pas le lumignon qui fume encore.”</em></span></p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”>Ésaïe 42.3</span></p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”>—</span></p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Meurtri par les orages de la vie,</p>
<p style=”text-align: center;”>piétiné par la violence des hommes,</p>
<p style=”text-align: center;”>inutile soutien des autres,</p>
<p style=”text-align: center;”>on ne reconnaît plus</p>
<p style=”text-align: center;”><em>le roseau brisé</em></p>
<p style=”text-align: center;”>dans un monde riche</p>
<p style=”text-align: center;”>où l’on remplace</p>
<p style=”text-align: center;”>plus qu’on ne répare.</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Avec inlassable amour</p>
<p style=”text-align: center;”>le Seigneur cherche l’inutile,</p>
<p style=”text-align: center;”>le rebut du monde.</p>
<p style=”text-align: center;”>Avec patients efforts</p>
<p style=”text-align: center;”>il relève ce qui est à terre,</p>
<p style=”text-align: center;”>restaure ce qui est sans forme.</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Pour lui,</p>
<p style=”text-align: center;”>le roseau brisé</p>
<p style=”text-align: center;”>devient colonne</p>
<p style=”text-align: center;”>dans le temple de Dieu.</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Épuisé par l’usure des ans,</p>
<p style=”text-align: center;”>étouffé par l’ingratitude des forts,</p>
<p style=”text-align: center;”>poussé dans l’inexorable oubli,</p>
<p style=”text-align: center;”>il doit laisser la place à plus d’éclat,</p>
<p style=”text-align: center;”><em>le lumignon fumant</em></p>
<p style=”text-align: center;”>dans un monde léger,</p>
<p style=”text-align: center;”>où seul ce qui brille</p>
<p style=”text-align: center;”>vaut de l’or.</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Avec infinie délicatesse</p>
<p style=”text-align: center;”>le Sauveur verse l’huile de joie</p>
<p style=”text-align: center;”>dans le cœur éteint.</p>
<p style=”text-align: center;”>Avec douceur de souffle</p>
<p style=”text-align: center;”>il fait de la fumée jaillir la clarté,</p>
<p style=”text-align: center;”>ranime ce qui désespérait.</p>
<p style=”text-align: center;”>Pour lui</p>
<p style=”text-align: center;”>le lumignon fumant</p>
<p style=”text-align: center;”>devient lumière</p>
<p style=”text-align: center;”>dans la nuit des hommes.</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 24pt;”>℘</span></p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<hr />
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”>Poème de Guy Appéré, extrait de <em>Jaillissements, Saisissements</em> (Éditions Grâce et Vérité)</span></p> -
Retrouver son calme
<p>Psaume 116.7 : <em>“Retrouve le repos, mon âme, car l’Éternel t’a fait du bien !”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d39f3e73200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Calme” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d39f3e73200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d39f3e73200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Calme” /></a></p>
<p>Comme <strong>nous avons vite fait de perdre notre sérénité</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qu’un ami nous déçoive, qu’un événement nous contrarie, qu’une épreuve nous frappe… et nous voilà inquiets, anxieux, abattus…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme Pierre sur le lac de Galilée, nous coulons.</p>
<p>Normal ! me direz-vous.</p>
<p>Vraiment ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À en croire le psalmiste, il y a fort à craindre que nos émois, nos troubles, nos angoisses ne soient pour la plupart la manifestation d’un mal très courant, hélas, chez les chrétiens auquel, j’ai nommé <strong>l’amnésie spirituelle</strong>.</p>
<p>Si nous versons si rapidement dans l’inquiétude et cédons si facilement à l’agitation, la révolte, la désespérance, la résignation ou la prostration, n’est-ce pas le plus souvent parce que <strong>nous avons comme perdu de vue le Seigneur</strong>, oublié ses bienfaits innombrables en même temps que l’ineffable beauté de sa personne ?</p>
<p>Pour retrouver son calme, le poète inspiré le sait : il lui faut <strong>prendre le temps de se remettre en mémoire à la fois les grâces innombrables et les perfections éternelles de Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce qu’il fait dans le chant qu’il nous a laissé.</p>
<p>Et si nous choisissions de suivre son exemple aujourd’hui ?</p>
<p>Et si, comme notre chantre sacré, nous commencions par <strong>compter les bienfaits dont nous avons déjà fait l’heureuse expérience </strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’Éternel n’a-t-il pas déjà penché son oreille vers nous, écouté notre voix, entendu nos supplications ?* <span class=”Apple-converted-space”> </span>Et puis, n’est-il pas celui qui, plus d’une fois, a délivré notre âme de la mort, nos yeux des larmes et nos pieds de la chute ?** <span class=”Apple-converted-space”> </span>Mieux : n’est-ce pas lui, notre Dieu, qui nous accorda un jour le plus précieux de tous les dons : la vie ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et avec elle, la plus douce des espérances : un bonheur sans fin ni lacune auprès de lui ?</p>
<p>Et si, à l’instar de notre vibrant artiste, nous poursuivions en <strong>fixant notre regard sur les perfections de celui venu à notre rencontre pour nous offrir en même temps qu’un pardon sans limite, une amitié indéfectible </strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’Éternel n’est-il pas un Dieu de grâce ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À la fois parfaitement juste et rempli d’une inépuisable compassion ?*** <span class=”Apple-converted-space”> </span>Souvenons-nous de ces jours lointains où nous manquions d’expérience, ou de ces heures sombres où nous étions dangereusement affaiblis : n’est-il pas, fidèle à ses engagements, souverainement intervenu alors pour nous relever et nous sauver ?*** </p>
<p><strong>S’arrêter</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’arrêter et… <strong>compter les bienfaits de Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>S’arrêter et… <strong>redécouvrir et contempler la splendeur de son être</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il n’est tout simplement pas de meilleur remède à l’alarme, l’inquiétude, l’agitation, la détresse, voire la terreur dont il arrive que nous ayons à souffrir.</p>
<p>Suivons donc l’exemple du psalmiste et je ne doute pas que la paix de Dieu, qui surpasse tout ce que l’intelligence humaine peut comprendre remplira à nouveau notre cœur.</p>
<p><em>“Allons, je dois retrouver mon calme, car le Seigneur m’a fait du bien.” </em>****</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Versets 1 et 2.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 8.    </span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 5.     **** Traduction NFC.</span></p> -
Mon Église
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 18pt;”><strong>Mon Église</strong></span></p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”><em>“Christ a aimé l’Église </em><em>et s’est livré lui-même pour elle…</em></span></p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”><em>afin de la faire paraître devant lui, </em><em>cette Église glorieuse,</em></span></p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”><em>sans tache ni ride, </em><em>ni rien de semblable.”</em></span></p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”>Éphésiens 5.25, 27</span></p>
<p style=”text-align: center;”>—</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Combien portent ton nom,</p>
<p style=”text-align: center;”>empruntent tes paroles</p>
<p style=”text-align: center;”>ou imitent tes gestes,</p>
<p style=”text-align: center;”>mais sans avoir ton cœur,</p>
<p style=”text-align: center;”>laissant au tourment de sa faim</p>
<p style=”text-align: center;”>le mendiant du pain de la vie,</p>
<p style=”text-align: center;”>à sa nuit insupportable</p>
<p style=”text-align: center;”>l’âme éprise de lumière.</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Ignorée des grands</p>
<p style=”text-align: center;”>et méprisée des sages,</p>
<p style=”text-align: center;”>souffrant de tes rides</p>
<p style=”text-align: center;”>et honteuse de tes taches,</p>
<p style=”text-align: center;”>impuissante à sécher les larmes</p>
<p style=”text-align: center;”>d’une terre douloureuse,</p>
<p style=”text-align: center;”>tu es pourtant, du monde,</p>
<p style=”text-align: center;”>l’éternelle lumière.</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Épouse de mon Seigneur,</p>
<p style=”text-align: center;”>tant aimée de lui,</p>
<p style=”text-align: center;”>malgré ta misère</p>
<p style=”text-align: center;”>je veux aussi t’aimer</p>
<p style=”text-align: center;”>en tous ceux que tu es,</p>
<p style=”text-align: center;”>te chérir tendrement,</p>
<p style=”text-align: center;”>te servir inlassablement</p>
<p style=”text-align: center;”>et pleurer ta repentance.</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”>Bientôt, ô merveille,</p>
<p style=”text-align: center;”>dans ta splendeur</p>
<p style=”text-align: center;”>enfin immaculée,</p>
<p style=”text-align: center;”>de la joie de l’Aimé</p>
<p style=”text-align: center;”>pour toujours tu rayonneras,</p>
<p style=”text-align: center;”>de sa gloire parée</p>
<p style=”text-align: center;”>tu rassasieras son pur regard.</p>
<p style=”text-align: center;”>Tu seras belle !</p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 24pt;”>℘</span></p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<p style=”text-align: center;”> </p>
<hr />
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: 8pt;”>Poème de Guy Appéré, extrait de <em>Jaillissements, Saisissements</em> (Éditions Grâce et Vérité)</span></p> -
Envie de fuir
<p>Psaume 55.6-7 : <em>“La peur et l’épouvante m’assaillent, et la terreur m’envahit.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je dis : ‘Si seulement j’avais les ailes d’une colombe !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je m’envolerais et je trouverais le repos.’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a2a105200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Fuir” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3a2a105200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a2a105200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Fuir” /></a></p>
<p><strong>L’envie de fuir</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sont-ils si nombreux ceux parmi nous qui peuvent dire qu’au cœur de l’épreuve, ils ne l’ont jamais connue ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certainement pas moi…</p>
<p>Lorsque tout en vous semble s’écrouler et que celui dont vous implorez désespérément le secours se tait, vous n’avez le plus souvent qu’un regret : celui de ne pas pouvoir, comme la colombe, vous envoler et trouver refuge ailleurs…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il arrive même –croyez-en mon expérience– que votre détresse soit telle que vous vous surpreniez à rêver d’un envol vers une autre “terre”, plus lointaine…</p>
<p>À l’image de David, désemparé par une situation accablante.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En butte à l’hostilité des hommes, trahi par son meilleur ami, il attend un signe de son Dieu ; en vain.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il se dit alors : “<strong>Si seulement j’avais des ailes !</strong>”</p>
<p>Son aspiration n’a guère de sens.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais David a l’honnêteté de nous en faire part.</p>
<p>Avant de se reprendre, de manière exemplaire.</p>
<p><strong>Un sursaut magnifique</strong> que nous trouvons un peu plus loin, lorsque David, d’un coup, se redresse et témoigne* : <em>“Moi, j’appelle Dieu au secours, et lui, le Seigneur, me sauvera.”  </em><span class=”Apple-converted-space”>“</span>D’autres dans ma situation se laisseraient aller à la désolation, s’abandonneraient au désespoir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Moi, je continue d’appeler</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que je sais qu’il finira bien un jour par me répondre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mon Seigneur est ainsi !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il peut se dérober un temps ; il ne se cache pas indéfiniment.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tôt ou tard, il répond.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et lorsqu’il répond, on est sauvé !”</p>
<p>Deux remarques <strong>concernant ce sursaut</strong>.</p>
<p>Notons d’abord qu’<strong>il a pour origine un travail de mémoire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si David se reprend comme il le fait, c’est parce qu’il vient de faire un effort : celui de se rappeler quel genre de Dieu était son Dieu.</p>
<p>Ah ! si, dans nos moments de détresse, nous pouvions pareillement nous imposer de <strong>nous remémorer une à une les perfections de Dieu</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nul doute que nos angoisses commenceraient bientôt de se dissiper et nos craintes de se calmer.</p>
<p>Notons ensuite qu’<strong>il a beau être admirable, il n’entraîne pas pour David un répit immédiat</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>David vient à peine d’exprimer avec force la foi qui l’anime, qu’il se doit déjà de reconnaître : <em>“Le soir, le matin, à midi, je soupire et je gémis.”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et si, chaque fois qu’il revient à Dieu pour la prière, il ne peut que se lamenter tristement, c’est que celui en qui il a choisi de se confier définitivement et dont il brûle désormais d’entendre la voix rassurante continue de se taire…</p>
<p>Une leçon pour lui ; une leçon pour nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Dieu répondra, mais à son heure </strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En attendant, il se peut fort bien qu’il nous laisse nous plaindre et soupirer.</p>
<p>À nous alors de <strong>tenir bon</strong>, puisant encore et toujours dans notre confiance aveugle en lui les forces dont nous avons besoin pour <strong>patienter</strong> dans les souffrances et, suivant l’exemple de David, continuer quoi qu’il en soit de<strong> prier</strong>: <em>“<strong>Quant à moi, je me confie en toi</strong>.”</em>**</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Traduction NFC.    </span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Verset 18.</span></p>