<p>Ésaïe 43.4a: “<em>[…] tu as de la valeur à mes yeux […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec06257200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Phalaenopsis” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdec06257200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdec06257200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Phalaenopsis” /></a></p>
<p>Il n’est pas beau, mon phalaenopsis?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous en avez vu d’autres, dites-vous, et de plus impressionnants encore?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certainement.</p>
<p>Qu’est-ce qui fait donc que cette orchidée-là, pour moi, n’a pas de prix?</p>
<p>C’est simple: trente-six mois de soins attentifs.</p>
<p>Au commencement, un cadeau généreux, mais somme toute assez banal: des orchidées comme la mienne, on en trouve chez tous les fleuristes et l’on s’en offre à la moindre occasion.</p>
<p>Puis, les mois passant, le triste spectacle d’une merveille qui s’étiole: des fleurs qui se flétrissent et tombent, une hampe qui jaunit et sèche, des feuilles qui s’amollissent et se tordent.</p>
<p>La plante aimée est alors donnée pour morte.</p>
<p>Ne pouvant me faire à l’idée de l’éliminer, je décide de la conserver. J’ignore tout de sa culture. Qu’importe?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je la soignerai à ma façon.</p>
<p>Les mois s’écoulent: douze, dix-huit, vingt-quatre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Rien.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Rien sinon deux feuilles qui retrouvent leur vigueur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais c’est tout.</p>
<p>Une année encore.</p>
<p>Et c’est le miracle d’une renaissance que nul n’attendait plus.</p>
<p>Une nouvelle hampe, des boutons et, bientôt, une première fleur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puis une deuxième, une troisième…<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Neuf en tout! pour un éblouissement inespéré.</p>
<p>Vous comprenez maintenant pourquoi ce phalaenospis, à mes yeux, n’a pas de prix…</p>
<p><strong>Et si la raison pour laquelle nous avons, nous, du prix aux yeux de Dieu était que, nous aussi, nous lui avons donné du fil à retordre pour nous faire naître nous-mêmes à une vie nouvelle?</strong></p>
<p>Nous étions morts; il pouvait nous oublier. Le prix de notre retour à la vie était exorbitant; il l’a payé à la croix. Nous l’importunons depuis par nos péchés, nous le fatiguons par nos fautes; il efface nos transgressions, oublie nos péchés. D’autres renonceraient; il persévère.</p>
<p>Et si, j’y reviens, c’étaient les sacrifices consentis pour que notre vie recouvrée soit une fleur au parfum flatteur qui lui inspirent aujourd’hui cette stupéfiante déclaration d’amour: “Vous avez du prix à mes yeux et je vous aime”? </p>
<p>C’est juste une idée, comme ça…</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Billet publié une première fois en septembre 2018 sur <em>Paul's Café</em>.</span></p>
Catégorie : Dimanche
-
La parabole du phalaenopsis *
-
Allez-y !
<p>Luc 10.2a: <em>“La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9916c03200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Moisson” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e9916c03200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9916c03200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Moisson” /></a></p>
<p>Je rentre d’une rencontre où il a beaucoup été question de pénurie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Des Églises qui grandissent et se multiplient, et <strong>peu de conducteurs</strong>.</p>
<p>Il semblerait que, pour les jeunes en particulier, le “ministère à plein temps” n’ait plus la cote, et que les pasteurs en place soient de plus en plus nombreux à se décourager et à abandonner leur poste au bout de quelques années.</p>
<p>Comme c’était déjà le cas du temps des apôtres, pourtant, <strong>la moisson à faire est grande</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Même si tous nos contemporains ne ressentent pas le besoin qu’ils ont de Dieu, il en est beaucoup qui ont soif de lui.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le manque d’ouvriers que nous constatons est donc pour le moins préoccupant.</p>
<p>C’est pourquoi Jésus poursuit —Luc 10.2b: <em>“Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.”</em></p>
<p>Voilà qui est clair.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre devoir?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Intercéder</strong> auprès de Dieu pour qu’il multiplie ses appels et lève bientôt une véritable “armée” de serviteurs, bien résolus à aller dans tout le monde pour faire de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et leur enseignant à observer tout ce que leur Maître leur a appris.<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Cela dit, j’aimerais ajouter à ce commandement du Seigneur les deux mots qui suivent immédiatement —Luc 10.3a: <em>“Allez-y!”</em></p>
<p>C’est que nous ne devons pas attendre l’exaucement de nos prières les bras croisés.  <em>“Allez-y!”</em>, nous dit le Seigneur, qui compte sur nous, sur chacun d’entre nous, pour <strong>prendre sa part</strong> dans sa moisson.</p>
<p>C’est toujours avec émotion que je me souviens des “foins” à la campagne.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Eh bien, au côté des “professionnels”, il était utile qu’il y eut aussi quelques amateurs comme ces vacanciers que nous étions pour rentrer toute l’herbe avant l’orage!</p>
<p>Prions donc que Dieu suscite de nouvelles vocations vraies en grand nombre; mais pensons à <strong>lui offrir nous-mêmes nos services</strong> pour que la moisson avance.</p>
<p>N’oublions pas que la nuit est désormais toute proche, où personne ne pourra plus travailler!<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Avec toute mon affection en celui qui nous appelle à être ses <strong>collaborateurs</strong>.</p> -
Je célébrerai son nom
<p><span style=”font-family: helvetica;”>Psaume 69.30-31: “<em>Moi, je suis malheureux et souffrant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ô Dieu, que ton secours me mette en sécurité!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je célébrerai le nom de Dieu par un chant, je proclamerai ta grandeur par des louanges<span class=”Apple-converted-space”> </span></em><em>[…].”</em></span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdebce789200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Célébration” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdebce789200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdebce789200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Célébration” /></a><br /></span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>Si David n’est pas toujours irréprochable, les dispositions qu’il démontre ici sont exemplaires.</span></p>
<p> </p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”><strong>Honnêteté</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>David va mal.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il pourrait s’en cacher devant Dieu et les hommes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il préfère avouer, au contraire, à l’un comme aux autres, son profond désarroi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et en quels termes!</span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>En cela déjà, David est exemplaire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il ne cherche pas à paraître ce qu’il n’est pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non, il n’est pas un super héros!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et tant pis si sa réputation d’homme fort en prend un coup!<span class=”Apple-converted-space”>  “</span><em>Moi,</em> confesse-t-il, je suis <em>malheureux et souffrant.”</em></span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>Belle leçon d’honnêteté.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puissions-nous nous en souvenir, nous qui nous soucions encore trop de notre “image”.</span></p>
<p> </p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”><strong>Dépendance</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>David sait ses propres ressources insuffisantes pour lui permettre de faire face à l’épreuve qui l’accable.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il sait aussi que les hommes ne peuvent pas grand chose pour lui.</span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>Où regarde-t-il donc pour trouver l’assistance que réclame sa situation?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vers Dieu.</span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>En cela aussi, David est exemplaire.<span class=”Apple-converted-space”> </span><em> “Ô Dieu, </em>prie-t-il avec ferveur,<em> que ton secours me mette en sécurité!”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est en Dieu, et en lui seul, qu’il espère.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est pourquoi il l’appelle, et lui demande de le placer, lui, hors de la portée de ses ennemis.</span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>Belle leçon de dépendance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puissions-nous ne pas l’oublier, nous qui ne voyons jamais en Dieu qu’un ultime recours.</span></p>
<p> </p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”><strong>Reconnaissance</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>David, qui ne doute pas un instant de la réponse divine, se prépare maintenant à signifier à l’Éternel sa gratitude.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il n’a pas encore goûté la délivrance, que déjà il célèbre son libérateur.</span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>En cela encore, David est exemplaire. “<em>Je célébrerai le nom de Dieu par un chant”,</em> annonce-t-il.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour lui, il ne fait aucun doute que le mérite de son salut revient tout entier à l’Éternel.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où son projet: composer une œuvre qui dira clairement toutes les qualités de Dieu qui l’ont poussé à intervenir en sa faveur.</span></p>
<p><span style=”font-family: helvetica;”>Belle leçon de reconnaissance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puissions-nous l’apprendre, nous qui oublions régulièrement de rendre grâces à Dieu après qu’il a répondu à nos cris et dépassé nos attentes.</span></p> -
Veillez !
<p>1 Corinthiens 16.13: “<em>Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez courageux, soyez forts.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202788013450e200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Veillez” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202788013450e200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202788013450e200d-600wi” style=”width: 584px;” title=”Veillez” /></a></p>
<p>Le moins qu’on puisse dire est que l’apôtre Paul ne s’attend pas à ce que la vie chrétienne ne soit qu’une partie de plaisir!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Après les avoir encouragés à rester vigilants, il exhorte ses amis corinthiens à rester fermes, courageux et forts.</p>
<p>C’est bien sûr que, pour lui, notre vie, à nous chrétiens, est <strong>un combat</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certes, la victoire nous est promise.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais en attendant, <strong>il nous faut croiser le fer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et le croiser <strong>avec un adversaire redoutable</strong>, dont la Bible nous dit qu’il n’aura pas de cesse qu’il n’ait obtenu ce qu’il veut, c’est-à-dire “notre peau”.</p>
<p>Maintenant, ce qu’il faut savoir est que Satan n’ignore pas que <strong>le seul moyen pour lui de nous abattre est de nous éloigner du Seigneur</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est pourquoi Paul nous presse de veiller et de demeurer fermes dans notre foi: afin qu’aucune distance ne s’introduise jamais entre nous et notre Maître.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que l’un de nous soit assez distrait pour se laisser entraîner loin de lui, et son compte est bon: livré à ses seules ressources, il n’est pas de taille à résister à l’ennemi juré de nos âmes.</p>
<p>Et puis, l’apôtre ajoute: “soyez courageux, soyez forts”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que les coups que nous réserve le prince des ténèbres sont redoutables.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il n’est pas une seule épreuve qu’il ne cherche pas aussitôt à transformer en tentation</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et il guette le moindre signe de faiblesse de notre part pour nous souffler de nous rebeller contre ce Dieu qui ne nous a pas épargnés et qui, alors que nous aurions tant besoin de son secours, reste étrangement silencieux.</p>
<p>“Soyez courageux, soyez forts”, dit Paul. “Lorsque les contrariétés, les déceptions, s’accumulent, en particulier, ou quand frappe le malheur, tenez bon!<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Accrochez-vous au Seigneur</strong>, agrippez-vous à lui, et trouvez en lui le courage et la force de résister!”</p>
<p>Puissions-nous entendre tous cet appel, et, nous encourageant les uns les autres régulièrement à veiller et demeurer fermes dans la foi, être et rester courageux et forts dans l’adversité.</p>
<p>“Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je vous aime tous dans la communion avec Jésus-Christ.” (1 Corinthiens 16.23-24)</p> -
“Et même s’il ne le faisait pas…”
<p>Daniel 3.17-18a: “<em>Notre Dieu, celui que nous servons, peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ton pouvoir, roi. Et même s’il ne le faisait pas […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278800b85cb200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Non” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20278800b85cb200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20278800b85cb200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Non” /></a></p>
<p><strong>Shadrak, Méshak et Abed-Nego</strong>, vous vous rappelez?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ces compagnons de Daniel dont nos moniteurs d’École du dimanche aimaient à nous faire chanter les noms exotiques!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ça y est?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous les remettez?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Eh bien c’est d’eux que j’aimerais vous parler ici. Pour les citer en exemple.</p>
<p>Trois jeunes Hébreux arrachés à leurs familles, déportés à Babylone et livrés sans défense aux mains d’un redoutable despote.</p>
<p>Trois garçons menacés de mort par le feu s’ils ne plient pas le genou devant la statue d’or à laquelle tous, sans exception, doivent désormais rendre hommage.</p>
<p>Et <strong>trois gaillards qui ont le courage de dire Non!<span class=”Apple-converted-space”>  </span></strong>Non, nous n’aurons pas d’autre dieu que le nôtre!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qui ne lâchent rien.</p>
<p>Trois camarades enfin qui, quoique dépourvus de tout diplôme en théologie, nous donnent <strong>une leçon de foi</strong> dont nous ferions bien de nous souvenir.</p>
<p>Une leçon en quatre points.</p>
<p><em>Un</em>, ils ne doutent pas un instant du pouvoir de leur Dieu. Parce qu’à lui, rien, non rien n’est impossible, il “peut” les délivrer de tout, y compris de cette fournaise ardente à laquelle leur obstination les condamne.</p>
<p><em>Deux</em>, ils savent et le disent que celui qui est pour eux est infiniment plus puissant que celui, tout effrayant qu’il soit, qui est contre eux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tiens, prends cela dans les dents, ô Nebucadnetsar le minus!</p>
<p><em>Trois</em>, ils sont persuadés que leur Dieu ne peut pas les abandonner et qu’il les arrachera d’une manière ou d’une autre au pouvoir de leur ennemi.</p>
<p><em>Quatre</em>, surtout, ils n’excluent pas que celui sur qui ils comptent plus que jamais ait un autre projet pour eux. Mais ajoutent aussitôt que, quand bien même ce serait le cas, ils s’en tiendraient à leur résolution: jamais ils n’adoreront un autre que le Dieu qu’ils servent!</p>
<p><em>“<strong>Et même s’il ne le faisait pas</strong> […].”<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>D’aucuns ont cru sentir dans cette phrase comme l’ombre d’un doute envahissant nos trois vaillants témoins. Absurde!</p>
<p>Non, Shadrak, Méshak et Abed-Nego ne sont pas saisis soudain par le doute.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est juste qu’<strong>ils s’interdisent de présumer de l’intention</strong> divine.</p>
<p>Et là, je m’incline!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Convaincus que Dieu “peut”, ils le sont; mais convaincus que Dieu “veut”, non.</p>
<p>“Mais, expliquent-ils aussitôt, si Dieu ne veut pas, cela ne changera rien à notre détermination.”</p>
<p>Autrement dit, “nous croyons qu’il peut et qu’il va nous délivrer, mais nous savons aussi qu’il peut en décider autrement sans que notre confiance en lui n’en soit entamée; car c’est à l’excellence de sa volonté, autant qu’à l’infini de son pouvoir, que nous nous en sommes remis une fois pour toutes”. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Quand je parlais de leçon!</p>
<p>De leçon pour moi en tout cas, qui me trouve soudain utilement exhorté par trois petits jeunes aux noms chantants à <strong>croire que le Seigneur a toujours les moyens de me venir en aide</strong> et, dans le même temps, à <strong>ne pas perdre la foi s’il choisissait de ne pas les mettre en œuvre</strong>, mais à me réjouir, au contraire, de ce que se serait alors imposé un vouloir dont je sais qu’il est par définition le meilleur, et de loin!</p> -
“Dieu n’est pas pressé”
<p>Jean 11.6: “<em>Quand il apprit que Lazare était malade, il resta encore deux jours à l’endroit où il se trouvait […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be431a05b200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Heure 4″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026be431a05b200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be431a05b200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Heure 4″ /></a></p>
<p>“Dieu n’est pas pressé”, me confiait récemment un ami.</p>
<p>Sur le moment, la formule m’a surpris.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je l’ai d’abord écartée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puis reprise.</p>
<p>Est-il vrai que “Dieu n’est pas pressé”?</p>
<p>Affirmer qu’il ne le serait jamais reviendrait à rejeter le double témoignage de la révélation divine et de l’expérience personnelle. Mais reconnaître qu’il lui arrive souvent de “temporiser”, n’est-ce pas ce à quoi nous invite notre texte, et tant d’autres avec lui?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Incontestablement.</p>
<p>Pour autant, les formules “pressé”, “pas pressé” conviennent-elles pour qualifier Dieu?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pas sûr.</p>
<p>Il serait plus juste de dire de lui qu’<strong>il prend toujours son temps</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et le mot important ici est le possessif “<strong>son</strong>”.</p>
<p>Dieu est le maître du temps.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est lui qui fixe les heures.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est lui qui règle l’horloge de l’histoire, qu’il s’agisse de la Grande ou de la nôtre. D’où ce fréquent décalage entre “son” temps et le nôtre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et notre frustration, souvent, notre révolte, parfois.</p>
<p>Mais nous appartient-il de commenter “son” temps?</p>
<p><strong>“Son” temp</strong>s est toujours <strong>le temps “juste”</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le temps <strong>approprié</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Approprié tant aux circonstances qu’à ses projets.</p>
<p>Ainsi, notre vocation aujourd’hui est-elle de faire preuve de toujours plus de confiance et de patience.</p>
<p>De <strong>confiance</strong> d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quel que soit le temps choisi par Dieu pour intervenir, persuadons-nous qu’il est le temps idoine, fixé qu’il a été par sa sagesse infinie.</p>
<p>De <strong>patience</strong> ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si le temps de Dieu nous semble long<span class=”Apple-converted-space”> —</span>et il arrive souvent qu’il nous donne cette impression!—, rien ne sert de nous impatienter.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Attendons.</p>
<p>Dieu a-t-il jamais trahi ses promesses?</p>
<p>Le moment vient où il se manifestera de manière sensible. Et qu’il soit encore lointain à nos yeux, ou imminent, <strong>ce sera le “bon” moment, parce que “son” moment</strong>.</p> -
Notre Rocher
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>1 Samuel 2.2: “<em>Le Seigneur est sans pareil, notre Dieu seul est un rocher.”</em></span></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be42ef098200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Rocher” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026be42ef098200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be42ef098200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Rocher” /></a></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>C’est peu dire que nous vivons dans <strong>un monde instable et dangereux</strong>.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Instable.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les secousses sont nombreuses, dont certaines propres à nous ébranler, sinon à nous mettre à terre.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Dangereux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les menaces se multiplient.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De tous ordres.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Terroristes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sanitaires.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Climatiques.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais plus encore, idéologiques.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quelle dérive, morale, philosophique, politique ou religieuse nous sera épargnée?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Le monde d’Anne, l’épouse d’Elkana, n’est pas meilleur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Lui aussi est instable et dangereux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Seule la nature des menaces diffère.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Anne devrait désespérer</strong>.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Sauf qu’<strong>elle ne désespère pas</strong>.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Son secret</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le Dieu qu’elle aime et adore depuis qu’il l’a rencontrée et s’est révélé à elle.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Dieu, l’Éternel</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Seigneur unique, maître de toutes choses, et <strong>rocher des siècles</strong>, recours inébranlable pour le fidèle.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>C’est pourquoi Anne garde confiance.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>C’est pourquoi aussi nous devons garder confiance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Notre </strong>“<strong>chance</strong>”<strong> est de connaître le même Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un Dieu “sans pareil”, auquel nous pouvons nous accrocher aujourd’hui comme à un “rocher”.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Tendons donc la main vers lui</strong> et retrouvons, en lui, ce sentiment de sécurité absolue et durable qu’il nous arrive encore souvent de perdre.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Il en va de notre paix intérieure, si fragile.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Mais pas seulement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il en va aussi de notre crédibilité.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comment ceux qui nous côtoient nous prendront-ils jamais au sérieux s’ils nous voient porter sur le monde le même regard inquiet qu’eux?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Il en va enfin de la réputation du Seigneur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Se peut-il que notre génération salue un jour ce Dieu unique et fort si nous ne le laissons pas calmer nos alarmes et rassurer nos cœurs?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Saluons donc l’année qui vient <strong>tous solidement agrippés à notre divin </strong>“<strong>Rocher</strong>”.</span></p> -
Merveille de conseiller
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Ésaïe 9.5a: “<em>[…] un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et la souveraineté reposera sur son épaule ; on l’appellera merveilleux conseiller […].”</em></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e981c88b200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Conseiller” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e981c88b200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e981c88b200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Conseiller” /></a><br /></em></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>On croyait les conseillers réservés aux gros bonnets.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Eh bien sachons-le: pour Dieu, nous sommes de gros bonnets!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si gros même, qu’il a estimé juste de ne pas nous offrir moins qu’un <em>“merveilleux conseiller”</em>!</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em>“Merveilleux conseiller”</em>; ou mieux: “<em><strong>Merveille de conseiller</strong>”</em>*, “<em>Miracle de conseiller”, “Prodige en matière de conseil”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Excusez du peu!</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Mais pourquoi ce titre insigne donné d’emblée à celui paru pour nous venir en aide?<span class=”Apple-converted-space”> </span></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Pour une raison bien simple: parce que <strong>lui, sera sage</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sage comme aucun autre avant ou après lui.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Et pourquoi une telle sagesse?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Parce qu’en lui résidera la plénitude de la connaissance</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span><em>Sur lui</em>, écrira bientôt le prophète**, <em>reposera l’Esprit du Seigneur: esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de vaillance, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur.”</em></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Une “<em>Merveille”</em>, donc, un “<em>Miracle”</em>, un “<em>Prodige en matière de conseil”</em>, voilà ce que sera Jésus pour nous.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Un conseiller dont la sagesse sera à ce point le reflet de celle de Dieu qu’on l’appellera bientôt “<em>Sagesse [même] de Dieu”***</em>.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Et pourquoi cette Sagesse divine est-elle venue prendre place à notre côté?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Le contexte de notre texte nous l’indique: <strong>pour nous éclairer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous éclairer comme nul n’a jamais pu le faire.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Mais nous éclairer sur quoi?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Sur Dieu</strong> bien sûr.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Sur ses intentions</strong> d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il veut faire grâce.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est ce désir totalement imprévisible, et donc inattendu, que notre <em>“Merveille de conseiller”</em> devra interpréter devant nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu s’était détourné de nous à cause de nos fautes, mais voici, il est revenu parmi nous pour nous parler de miséricorde et de pardon.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Sur ses exigences</strong> ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour que nous redevenions les cibles de sa grâce, il nous faut simplement lui avouer toutes ses fautes et nous en remettre ensuite entièrement, pour notre purification et notre salut, à l’œuvre parfaite de son Fils.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est tout.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Un <em>“Miracle de conseiller”</em>, donc, pour nous convaincre des bonnes dispositions divines à notre égard et nous indiquer aussitôt le chemin qui seul nous ramènera sûrement dans sa communion: celui de la repentance et de la foi.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Bénissons Dieu</strong> pour l’envoi de cette <em>“Merveille de conseiller”</em> par qui nous avons retrouvé la lumière et la vie.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Et… suivons son conseil</strong>!</span></p>
<hr />
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 8pt;”>* C'est ainsi qu'Henri Blocher traduit ce titre.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 8pt;”>** 11.2 (TOB).</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 8pt;”>*** 1 Corinthiens 1.24, 30</span></p> -
Différents
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Marc 10.43: <em>"Il n’en est pas de même parmi vous."</em></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be42c0f8a200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Différents” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026be42c0f8a200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be42c0f8a200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Différents” /></a><br /></em></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Jésus vient d’annoncer à ses disciples ses souffrances et sa mort prochaines.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puis il a évoqué, rapidement, sa résurrection.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Contrairement à Pierre, Jacques et Jean ont entendu ce message d’espoir; et les voilà qui se projettent déjà dans ce royaume que leur Maître, revenu à la vie, ne manquera pas d’établir: ils aimeraient faire partie du “gouvernement” et n’hésitent pas à demander à Jésus de leur réserver dès maintenant les deux meilleurs “portefeuilles”!</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>C’est alors que Jésus leur révèle deux choses.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Primo, qu’<strong>il n’est pas d’entrée dans la gloire sans souffrance et sans mort</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Jacques et Jean l’ont-ils déjà oublié?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>N’auront part au royaume du Fils de l’homme que ceux qui auront commencé par accepter de renoncer à eux-mêmes et de se charger de leur croix —autrement dit, de se laisser “crucifier”.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Secundo, que l’entrée dans le royaume toujours est réservée à ceux qui ont d’ores et déjà compris qu’il leur fallait <strong>vivre dès maintenant autrement que le reste de hommes</strong>, je veux dire selon des valeurs nouvelles, à l’opposé de celles du monde.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Un exemple.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Vous voulez être les plus grands? demande Jésus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Eh bien mettez-vous sans plus tarder au service des autres!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous prouverez par là que ce n’est plus l’esprit du monde qui domine en vous, mais celui du royaume: mon esprit, donc, à moi qui suis <strong>venu non pour être servi, mais pour servir</strong> et donner ma vie en rançon pour une multitude.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et tous sauront que vous avez votre place dans le monde à venir.”</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Mes amis, vivons-nous déjà selon cet esprit nouveau?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’esprit de Christ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou nos voisins seraient-ils bien en peine s’il leur fallait citer une différence entre notre manière de penser, de parler et d’agir et la leur?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Pour tous aujourd’hui, un seul mot d’ordre: <strong>Qu’il n’en soit pas de même parmi nous!</strong></span></p> -
Fais de moi un cadeau !
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Michée 5.6a: <em>“Le reste de Jacob sera, au milieu des peuples nombreux, pareil à une rosée qui vient de l’Éternel, pareil à des gouttes d’eau sur l’herbe […].”</em></span></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e97ce70e200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Cadeau 2″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e97ce70e200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e97ce70e200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Cadeau 2″ /></a></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Il est des cantiques qui nous habitent.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour moi, c’est un chant très simple que j’aime à fredonner dès le lever du jour.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Composé par un certain Ira Bishop Wilson<span style=”font-size: 10pt;”>*</span>, il n’existe hélas! qu’en anglais<span style=”font-size: 10pt;”>**</span>. <span class=”Apple-converted-space”> </span></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Pourquoi cet hymne plutôt qu’un autre?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sans doute parce qu’il traduit en termes simples ce qui devrait être notre ambition de chaque jour, je veux dire remplir joyeusement la mission que le Seigneur a confiée à son peuple: <strong>être une source de bénédiction pour sa génération</strong>.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Au pays souvent altéré du prophète Michée, il est des cadeaux que l’on goûte particulièrement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La “rosée” par exemple, ou les “gouttes d’eau sur l’herbe”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce qu’elles sont source d’un bonheur immense pour ceux que la sécheresse inquiétait, quand elle ne les accablait pas.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Comme le rappelle furtivement le cantique, nombreux, trop nombreux sont ceux, autour de nous, qui errent, peinent et pleurent.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où pourraient bien leur venir la lumière et, avec elle, la joie?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Du “reste de Jacob”, répond Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De son peuple, donc.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De vous, de moi, de nous.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Oui, <strong>c’est de nous que le Seigneur attend aujourd’hui que nous soyons, au cœur de notre génération, pareils à une rosée qui vient d’en haut, ou à des gouttes d’eau sur l’herbe</strong>.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Mais comment, faibles et malheureux comme il nous arrive encore de l’être nous-mêmes, pourrons-nous jamais répondre à cette espérance?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Notre poète nous livre la réponse: en laissant celui qui est entré un jour dans notre vie, Jésus, briller à travers nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tout un programme!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Veiller à donner aux autres un aperçu au moins tant de la beauté de son être et que de la richesse de sa patience, de sa bienveillance, de sa grâce!</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Une gageure sans doute, mais une gageure que l’Esprit même de Christ, qui nous habite, se propose de relever avec nous.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Or, à lui, rien n’est impossible.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À condition, bien sûr, que nous l’invitions régulièrement à accomplir l’œuvre pour laquelle il nous a été donné, savoir nous renouveler de l’intérieur de telle sorte que nous commencions déjà de reproduire les perfections divines incarnées en Jésus.<span class=”Apple-converted-space”> </span></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Alors seulement pourra-t-on parler de nous en termes de “bénédiction” pour le monde.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>C’est pourquoi je ne saurais trop vous presser de fredonner avec moi, dès le réveil, ce simple refrain:</span></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Fais de moi un cadeau! / Que l’éclat de Jésus jaillisse de ma vie! / </span><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Fais de moi un cadeau, / Ô Sauveur, je te prie! / </span><strong><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Fais de moi un cadeau </span></strong><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>/</span><strong><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”> Pour quelqu’un aujourd’hui!</span></strong></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Il ne vous restera plus qu’à repérer votre cible du jour…</span></p>
<hr />
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 8pt;”>*  1880-1950.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 8pt;”>** <em>“Make Me A Blessing”</em>, « Fais de moi un cadeau » (littéralement, « Fais de moi une source de bénédiction »).  Voici, librement traduits, sa première strophe et, surtout, son refrain:</span></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 8pt;”>Sur les chemins et sentiers de la vie, / Ceux qui peinent et pleurent sont nombreux. / Répands le soleil où règne la nuit; / Rends la joie aux cœurs les plus malheureux!</span></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 8pt;”>Fais de moi un cadeau! / Que l’éclat de Jésus jaillisse de ma vie! / Fais de moi un cadeau, / Ô Sauveur, je te prie! / Fais de moi un cadeau / Pour quelqu’un aujourd’hui !</span></p>