<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Jean 10.27-30: “<em>Mes brebis écoutent ma voix; je les connais et elles me suivent.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je leur donne la vie éternelle, elles ne seront jamais perdues et personne ne les arrachera de ma main.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce que mon Père m’a donné est plus grand que tout et personne ne peut rien arracher de la main du Père.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le Père et moi, nous sommes un.”</em></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdea87ccd200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Protection” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdea87ccd200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdea87ccd200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Protection” /></a><br /></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Sommes-nous du nombre de ses “brebis”? De celles et ceux qui écoutent attentivement la voix du Berger et qui se plaisent à le suivre?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Oui? Alors, nous avons cette assurance: <strong>rien ni personne ne pourra plus nous séparer de lui</strong>.<span class=”Apple-converted-space”> </span></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Jésus nous dit ici que, nous qui avons mis notre confiance en lui et lui avons remis simplement notre vie, <strong>nous sommes le “cadeau” que son Père lui a fait</strong>. Et de cadeau plus beau, il n’en connaît pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aussi tient-il à nous comme à la prunelle de ses yeux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il veillera donc à nous préserver jusqu’à la fin.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Et il ne sera pas le seul: <strong>le Père lui-même nous gardera dans sa main</strong> quoi qu’il arrive.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que l’un comme l’autre, l’un et l’autre —ne sont-ils pas un? ont ce désir: nous accorder d’entrer bientôt dans la vie, la vraie, la vie éternelle.<span class=”Apple-converted-space”> </span></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Certes, cette vie, nous l’avons déjà reçue au moment où nous avons cru.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais le temps où nous en goûterons enfin tous les délices est encore à venir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et d’ici-là, il nous faut tenir bon, résister, persévérer.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Or, et le Fils et le Père nous connaissent assez pour savoir que sans leur secours, <strong>sans leur protection, nous tomberons fatalement</strong>, tôt ou tard, et plutôt tôt que tard.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est pourquoi ils s’unissent pour nous garder à l’abri dans —si je puis me permettre cette formule— “le creux de leur main”.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Conséquence: nous n’avons plus rien à craindre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car <strong>si et le Fils et le Père sont pour nous</strong>, qui peut encore nous menacer sérieusement ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non, <strong>nous n’avons plus rien à craindre</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre salut est scellé et nous pouvons attendre sereinement qu’il nous soit accordé bientôt comme promis dans sa plénitude.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Et le Père, et le Fils, et le Saint Esprit veilleront jusqu’au bout à ce que rien ni personne, pas même nous, ne nous en prive d’une manière ou d’une autre.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Gloire leur soit rendue pour cette nouvelle marque de leur sollicitude à notre égard!</span></p>
Catégorie : Dimanche
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Gardés
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Un chant nouveau
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Psaume 40.4: “</span><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em>Il a mis sur mes lèvres un chant nouveau,/ </em></span><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em>un chant de louange pour lui, notre Dieu.”</em></span></p>
<p><strong><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9791d35200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Chanter” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e9791d35200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9791d35200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Chanter” /></a><br /></em></span></strong></p>
<p><strong><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em>“Il a mis sur mes lèvres un chant”</em></span></strong></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Qui dira jamais assez <strong>la bonté du Seigneur</strong>?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>En nous voulant autonomes, indépendants de lui, nous nous étions brutalement exposés à sa fulgurante colère.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et notre lot, dès lors, ne pouvait plus être fait que de larmes.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Mais Dieu n’a pas voulu nous abandonner à ce triste sort.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et dans sa grâce, <strong>il est venu, en Jésus-Christ, nous arracher d’un coup à notre funeste destin</strong> et nous offrir un tout autre avenir, fait d’amour, de chaleur et de lumière celui-là.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Alors, <strong>les marques de notre tristesse ont été remplacées par autant de marques de joie</strong>; la cendre de notre tête par un splendide turban; notre mine douloureuse par une huile parfumée; et notre air pitoyable par un habit de fête.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Et <strong>il a mis sur nos lèvres un chant</strong>: ce chant de louange que nous aimons à faire monter vers lui toutes les fois que l’occasion nous en est offerte.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que, ce matin encore, nous ne manquerons pas d’entonner ensemble en l’honneur de son nom à jamais béni.</span></p>
<p> </p>
<p><strong><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em>“Il a mis sur mes lèvres un chant nouveau”</em></span></strong></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Par cette précision, le psalmiste nous rappelle la nécessité de veiller à ce que notre chant à nous soit toujours comme <strong>neuf</strong>; <strong>inédit</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Inédit parce tout juste né de notre dernière rencontre avec Dieu.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Ce que le Seigneur attend de nous n’est pas que nous nous abandonnions à la vaine répétition de témoignages anciens, mais que nous extrayions de nos tête-à-têtes réguliers avec lui la substance de nos cantiques d’action de grâces.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Et qu’ainsi, notre chant soit non seulement <strong>frais</strong>, mais encore <strong>juste</strong>, parce que nourri de cette connaissance toujours plus intime de sa personne dans laquelle nous introduit sûrement sa fréquentation assidue.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Puissions-nous, donc, <strong>adorer Dieu aujourd’hui comme il aime que nous le fassions</strong>: le chanter sur l’air de notre choix, le célébrer en musique pour ce que nous venons de redécouvrir à l’instant et de la beauté de son être et de l’excellence de ses œuvres !</span></p>
<hr />
<p><span style=”font-family: verdana, geneva;”>* <span style=”font-size: 8pt;”>Relire Ésaïe 61.3.</span></span></p> -
Quelque part
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Hébreux 4.4: <em>“En effet, il a parlé quelque part ainsi […].”</em></span></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9778b91200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Mémoire” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e9778b91200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e9778b91200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Mémoire” /></a></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>“Quelque part… mais où?”</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>S’il est une question que j’ai toujours redoutée, c’est bien celle-ci: “Peux-tu me dire, Paul, <strong>où se trouve ce verset?</strong> Un pasteur doit savoir”.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Un pasteur devrait savoir, mais il est rare que je sache!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Beaucoup plus fréquent que je sèche.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Autant dire que je n’ai jamais brillé dans les salons où l’on causait de théologie.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Mais faut-il que je m’en alarme?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Pas sûr.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Un auteur dont j’ai oublié le nom*, dans un article dont le titre m’échappe maintenant, écrivait en substance —je ne me souviens pas des mots exacts: Qu’importe d’avoir oublié nos sources littéraires?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’essentiel est de s’être laissés informer par elles.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Voilà qui est dit, et bien dit.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Il est possible que vous non plus ne soyez jamais une concordance vivante de l’Écriture sainte; et que, comme moi, vous séchiez lorsqu’on vous demande où se trouve la référence à “<em>la limace qui fond en avançant”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et alors?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>L’important est <strong>lire la Bible</strong> —sans relâche; et<strong> la méditer</strong> —avec application.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Car c’est ainsi que sa substance même pénétrera en nous et que le miracle, <strong>alors, se produira</strong>: progressivement renouvelés de l’intérieur par un Verbe agissant, <strong>nous commencerons d’afficher quelque chose de l’image parfaite de Christ</strong>.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Et, donc, <strong>d’être fidèles à notre vocation</strong>.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Non, décidément, l’essentiel n’est pas de pouvoir à tout instant situer précisément nos sources, mais de nous assurer plutôt qu’elles coulent toujours librement en nous et nous parcourent assez pour faire naître en nous et jaillir une vie insolite parce qu’aux couleurs, elle, déjà, du Royaume.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Finis, donc, les complexes!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il n’y a aucune honte à dire —ou à écrire, comme l’auteur de la Lettre aux Hébreux lui-même: “<em>il a parlé quelque part ainsi”!</em></span></p>
<hr />
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 8pt;”>* On me souffle que ce pourrait être Patrick Süskind.</span></p> -
En route vers la vie
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Tite 1.2a: “<em>[…] afin qu’ils aient l’espérance de la vie éternelle.”</em></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e973edce200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Horizon” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e973edce200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e973edce200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Horizon” /></a><br /></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>On me dit que vous aimez les petites histoires vraies: en voici deux à méditer sans modération.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>La première est ancienne —j’étais encore tout jeune pasteur, c’est dire!</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Le culte est terminé et je me tiens dans le hall de l’église pour saluer un à un les fidèles.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une dame âgée, que je tiens en haute estime, s’approche.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un pansement épais lui couvre le nez.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je m’inquiète: “Vous deviez voir votre médecin; que vous a-t-il dit?”<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Qu’il n’y a plus rien à faire”, me répond-elle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je cherche la parole juste, mais elle ne me laisse pas le temps de la trouver.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Voyant ma mine défaite, elle sourit et, doucement, me reprend: “Mais Paul, la tristesse n’a pas sa place ici: <strong>je vais vers la vie</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’auriez-vous oublié?”</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>La seconde est récente.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Un ami est assis devant son oncologue, qui compulse son dossier.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’attente est longue.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Enfin, le médecin lève les yeux; il hésite, sourit faiblement et prononce cette parole qu’il voudrait encourageante: “Je me méfie des statistiques, mais disons qu’à mes yeux, vous avez au moins trois chances sur quatre de vous en sortir.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aussitôt, le visage du patient s’assombrit.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le docteur ne comprend pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mon ami lui explique alors: “Mais c’est tout simple: vous venez de m’annoncer que je n’ai plus désormais qu’une chance sur quatre de rejoindre bientôt mon Sauveur et d’entrer avec lui dans la vie…”</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Qu’en est-il de notre espérance?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Si, comme je l’espère, nous nous sommes tous laissés réconcilier avec Dieu par Christ, <strong>c’est vers la vie que nous allons</strong>.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>Vers la vie, la vraie, et celui qui la renouvelle: Christ</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où cet admirable témoignage de l’apôtre Paul *: “<em>Christ est ma vie et mourir représente un gain.”</em> <span class=”Apple-converted-space”>  “</span>[C’est pourquoi] <em>j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur.”</em> </span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Cessons donc de craindre la mort comme c’est devenu notre habitude et, avec l’apôtre Pierre cette fois **, bénissons Dieu qui, dans sa grande bonté, “<em>nous a fait naître de nouveau à travers la résurrection de Jésus-Christ pour une espérance vivante,</em> <em>pour un héritage qui ne peut ni se détruire, ni se souiller, ni perdre son éclat.”</em></span></p>
<hr />
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 8pt;”><span style=”font-size: 11pt;”>*</span> Philippiens 1.21, 23 </span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 8pt;”><span style=”font-size: 11pt;”>**</span> 1 Pierre 1.3-4</span></p> -
Courage, fuyons !
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>1 Thessaloniciens 5.22: “<em>Abstenez-vous de toute forme de mal”</em>.</span></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e972cbf3200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Courage fuyons” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e972cbf3200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e972cbf3200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Courage fuyons” /></a></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Ou, mieux: “Gardez vos distances par rapport au” mal.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Non pas, donc, “Cessez de pratiquer le mal”, mais plutôt “Tenez-vous loin du” mal.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, “<strong>Ne jouez pas avec le feu</strong>; surtout, ne vous croyez pas plus forts que vous ne l’êtes en réalité: <strong>restez à l’écart du péché</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Fuyez-en la tentation.”</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em>“L’esprit est bien disposé, </em>a dit Jésus (Matthieu 26.41), mais par nature l’homme —littéralement: <em>“la chair”</em>]— <em>est faible.</em>”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que de prétendus —ou même de vrais chrétiens— sont tombés pour avoir inconsidérément flirté avec le péché!</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>“Gardez vos distances à son égard!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>supplie Paul; qui pensez-vous être pour résister, vous, alors que tant d’autres, eux, ont déjà sombré?”</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Et ce qui vaut pour le péché vaut également pour les mauvaises fréquentations: “Fuyez celles et ceux, fussent-ils des amis de longue date, dont la compagnie pourrait vous entraîner à faire le mal!”</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Certains parmi nous ont peut-être résolu de “vivre dangereusement”, histoire, comme on dit, d’ajouter un peu de piment à leur vie: eh bien, que ceux-là sachent qu’ils risquent fort de se retrouver bientôt sans défense face aux sollicitations de l’adversaire.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>L’Esprit qui sanctifie ne nous a pas promis une protection inconditionnelle</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En réalité, il ne gardera jamais de toute chute que ceux qui auront eu la sagesse de ne pas s’exposer bêtement à la tentation.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Puissions-nous, donc, éprouver assez d’horreur en face du péché pour veiller toujours à nous en tenir aussi éloignés que possible.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em>“S’éloigner du mal, </em>disait le Seigneur (voir par exemple Psaume 34.15), <em>c’est l’intelligence.”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sommes-nous des hommes et des femmes suffisamment “intelligents” pour comprendre que, <strong>livrés à nous-mêmes, nous sommes tous désespérément faibles</strong>? Et que c’est être sages que d’éviter soigneusement d’approcher seulement le péché?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em>Courage! fuyons!</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et si ce titre de film devenait le mot d’ordre de notre vie?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Peut-être pourrions-nous commencer alors de parler de nous en termes de membres de l’Église exemplaires…</span></p> -
Trop sévère ?
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Nombres 20.12: “<em>Vous n’avez pas eu confiance en moi, vous n’avez pas laissé ma sainteté se manifester<span class=”Apple-converted-space”> </span></em><em>[…].”</em></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e970fe2d200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Sévérité” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e970fe2d200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e970fe2d200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Sévérité” /></a><br /></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Pauvres Moïse et Aaron!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Un geste malheureux, un seul, et les voilà privés d’un bonheur qu’ils espéraient pourtant connaître bientôt: celui d’entrer enfin dans la terre promise et d’en savourer les richesses.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>D’aucuns trouveront Dieu un peu sévère</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comment peut-il sanctionner ainsi deux frères qui se sont littéralement usés pendant quarante ans à son service?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et ce, pour un simple mouvement d’humeur!</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Moïse, en particulier, ne méritait-il pas l’indulgence divine? Lui qui, alors même que les siens le harcelaient en permanence, contestant régulièrement qui son autorité, qui sa compétence, était resté jusque-là un modèle de patience?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certes.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Et pourtant, la sentence est là, aussi lourde qu’inattendue.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Mais <strong>quel reproche Dieu fait-il donc à ses deux serviteurs</strong>, qui justifie qu’il les traite de la sorte?</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Réponse: <strong>ils n’ont pas donné de lui une image juste</strong>.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>En s’emportant comme ils l’ont fait, en frappant le roc au lieu de lui parler, ils ont trahi Dieu.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Dieu leur avait confié un message de grâce pour son peuple.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ils en ont fait une expression de colère.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Conséquence: l’eau a jailli et les Hébreux se sont désaltérés, mais personne n’a pu lire dans ce prodige le signe tout neuf de la tendre sollicitude du Seigneur qu’il devait être.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>La leçon est claire: <strong>ne perdons jamais de vue notre vocation</strong>.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Notre vocation?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Glorifier Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, le rendre visible aux yeux de tous en l’exprimant aussi fidèlement que possible.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Notre devoir, donc: veiller en tout temps à ce que non seulement nos propos, mais encore nos gestes, nos attitudes soient comme un reflet de sa “sainteté”, c’est-à-dire sa différence.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Un mandat très lourd, incontestablement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais que nous remplirons d’autant mieux que nous aurons davantage laissé l’“Esprit de sainteté” produire en nous son fruit.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Ainsi, efforçons-nous de vivre ici-bas déjà comme a vécu l’expression parfaite de la divinité, j’ai nommé Jésus; il suffira alors qu’on nous regarde agir et réagir pour deviner d’abord, connaître ensuite qui est Dieu et quels sont ses desseins pour les hommes.</span></p> -
Heureux les ignorants !
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Jean 6.41-42: <em>“</em><em>Les juifs s’indignaient contre Jésus parce qu’il avait dit: ‘Je suis le pain descendu du ciel.’ </em></span><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><em>— N’est-ce pas Jésus, disaient-ils, le fils de Joseph?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous connaissons son père et sa mère.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comment peut-il dire maintenant qu’il est descendu du ciel?”</em></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e96ea1e6200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Ignorant” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e96ea1e6200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e96ea1e6200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Ignorant” /></a><br /></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>La raison pour laquelle<span class=”Apple-converted-space”>  </span>l’intelligentsia juive ne parvient pas à saisir qui est Jésus est simple: elle est certaine de le connaître déjà.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Elle connaît ses parents; son père s’appelle Joseph et sa mère Marie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle sait donc qu’il ne peut venir du ciel, comme il le prétend.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et lorsqu’il affirme qu’il est fils de Dieu, elle crie au blasphème.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>C’est parce qu’elle sait, qu’elle ne sait pas.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et ne saura jamais.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Pour saisir les choses de Dieu, il faut commencer par <strong>accepter que l’on ne sait rien, que l’on a tout à apprendre</strong>.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Ce sont les <strong>mendiants de l’esprit</strong>, et eux seuls, qui parviendront jamais à la connaissance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que Dieu est ainsi: c’est aux petits seulement qu’il se révèle.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>D’aucuns parmi nous ont-il le sentiment d’avoir compris qui était Dieu? d’en avoir fait le tour? d’être incollables à son sujet?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je crains pour eux qu’ils ne le voient jamais tel qu’il est.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”><strong>C’est quand on commence à voir clair qu’on devient malvoyant</strong>.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Pour nous, qui voulons grandir toujours dans notre connaissance du Seigneur, veillons à ne jamais nous figurer que nous en avons percé le mystère.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>La tentation existe toujours pour nous de chercher à définir Dieu comme on définit une surface ou un volume.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>La représentation que nous nous faisons ainsi de sa personne est rassurante, mais forcément inexacte.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Pire, elle nous ferme à toute manifestation divine autre que celle à laquelle nous nous attendons désormais.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Or, Dieu est celui qui ne cesse de surprendre, confondre, déconcerter, troubler, faisant ainsi voler en éclats tous les cadres dans lesquels nous l’enfermons régulièrement.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Nous avons donc mieux à faire que ranger Dieu dans nos catégories: comme par exemple <strong>rester ouverts</strong> à toute nouvelle manifestation de sa personne qu’il voudra bien nous accorder.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Après avoir tout fait pour connaître, <strong>confesser notre ignorance</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Faire fi de nos grilles de lecture étroites, de nos préjugés réducteurs, de nos modèles définitivement figés.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Alors seulement Dieu pourra nous instruire, et nous-mêmes commencer d’entrevoir quelque chose de l’extraordinaire beauté, en même temps que de l’infinie complexité, de son être.</span></p> -
Trois raisons de ne pas perdre courage
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>1 Pierre 1.6-7: “<em>[…]<span class=”Apple-converted-space”> </span></em><em>quoique vous soyez maintenant, pour un peu de temps, puisqu’il le faut, attristés par diverses épreuves, afin que la qualité éprouvée de votre foi</em><em><span class=”Apple-converted-space”> </span>[…].”</em></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be418d20f200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Feu” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026be418d20f200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be418d20f200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Feu” /></a></span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Pierre commence par poser une évidence: en tant que chrétiens, nous sommes régulièrement éprouvés et, donc, souvent attristés.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et loin de lui l’idée de minimiser les épreuves que nous pouvons être amenés à endurer —il parle des “<em>épreuves variées</em> (ou bigarrées)” qui nous frappent—, ou la douleur qu’elles peuvent nous causer —il admet qu’elles “<em>chagrinent”</em> réellement, et même qu’elles peuvent brûler et tordre comme le feu de l’artisan travaillant le métal.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Mais il poursuit aussitôt en nous offrant <strong>trois raisons de ne pas perdre courage</strong> dans la peine.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>D’abord, <strong>les épreuves endurées sont temporaires</strong>: elles sont, écrit-il, pour “<em>maintenant”</em> et “<em>pour un peu de temps”</em> seulement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le jour vient, et voici, il est désormais tout proche, où elles ne seront plus: lors de sa “révélation”, Jésus-Christ essuiera définitivement toute larme de nos yeux et nous donnera d’entrer enfin dans le repos, le vrai, celui qui fera de notre vie transfigurée une vie surabondante.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Et puis, <strong>les épreuves endurées sont voulues</strong>. <em>“Puisqu’il le faut”</em>, écrit Pierre —c’est-à-dire, “puisque Dieu le veut”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sa manière de nous inviter tous à évaluer nos difficultés non à partir de la méchanceté des hommes ou de la rigueur des circonstances, mais à la lumière de la souveraineté absolue et des intentions indisputables de Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elles pourront alors ne plus apparaître absurdes ou révoltantes.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Enfin, <strong>les épreuves endurées sont bénéfiques</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour Pierre, en effet, elles sont l’instrument que Dieu utilise pour améliorer la qualité de notre foi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Attristés, vous l’êtes, écrit-il, “<em>[…]<span class=”Apple-converted-space”> </span>afin que la qualité éprouvée de votre foi<span class=”Apple-converted-space”> </span>[…].”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le but de Dieu, donc, lorsqu’il nous teste: purifier notre foi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Autrement dit, faire de notre foi une adhésion inconditionnelle à sa personne, une confiance illimitée en sa puissance, une dépendance totale de sa providence, une espérance inébranlable en son amour.</span></p>
<p><span style=”font-family: verdana, geneva; font-size: 11pt;”>Chers lecteurs, puissions-nous nous souvenir de ces paroles de Pierre toutes les fois que nous nous sentons faiblir et ployer sous le fardeau de l’épreuve!</span></p>
<p> </p> -
Un mauvais exemple
<p>Hébreux 11.16: “<em>Veillez à ce que personne</em><em><span class=”Apple-converted-space”> </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”> </span></em><em>n'agisse en profanateur, comme Ésaü</em><em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e96a8936200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Honte” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e96a8936200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e96a8936200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Honte” /></a></p>
<p>Triste sire que cet <strong>Ésaü</strong>!</p>
<p>Il était l'aîné.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il était donc promis à un fort bel héritage: une double portion des biens, innombrables, de son père.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et à un honneur insigne: une place de choix dans la lignée messianique.</p>
<p>Et <strong>Ésaü a tout perdu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou presque.</p>
<p>Pour quoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Pour un malheureux potage</strong>!</p>
<p>Ésaü avait faim.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si faim que, pour calmer dans l'instant son furieux appétit, il n'hésita pas à acheter à son fourbe de frère sa soupe préférée au prix de… son droit d'aînesse.</p>
<p><strong>Un marché de dupes</strong>, qui privait d'un coup et à jamais le gourmand de tous ses privilèges.</p>
<p><strong>Une profanation</strong>, surtout: celle d'une bénédiction divine, infiniment précieuse pourtant.</p>
<p>Ésaü?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Inexcusable</strong>.</p>
<p>Mais <strong>comme nous-mêmes sommes inexcusables toutes les fois que, pour céder aux exigences illicites de la chair, nous oublions volontairement notre vocation</strong>.</p>
<p>En tant qu'enfants de Dieu, nous sommes, avec son Fils, les héritiers de privilèges incomparables.</p>
<p>À nous aujourd'hui de ne pas les mépriser pour cette mauvaise, très mauvaise raison que nous voulons satisfaire au plus vite tel ou tel de nos appétits.</p>
<p>Nous risquerions, en tant que profanateurs à notre tour des grâces divines, de perdre définitivement notre bénédiction.</p>
<p><em>“Veillez à ce que personne<span class=”Apple-converted-space”> </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”> </span>n'agisse en profanateur, comme Ésaü<span class=”Apple-converted-space”> </span>[…]”</em>, écrit l'auteur de la Lettre aux Hébreux.</p>
<p>Veillons, chers lecteurs, à ne pas nous laisser guider par nos pulsions, toutes impérieuses qu'elles soient, mais à nous comporter toujours comme il est juste que l'on se comporte dans notre position.</p>
<p>Et parce que nous, nous aurons accordé du prix à la faveur que Dieu nous a faite, il ne manquera pas, lui, de répandre sur nous comme une onde le nombre incalculable de ses bienfaits.</p> -
Mais toi, tu peux pardonner
<p>Psaume 65.4: “<em>Mes torts sont trop lourds pour moi,/  </em><em>mais toi, tu peux pardonner nos péchés</em><em>.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be4148e57200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Pardon” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026be4148e57200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026be4148e57200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Pardon” /></a></p>
<p>Qui ne s’est jamais senti <strong>accablé par le poids de ses fautes</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Accablé au point de désespérer d’être gracié un jour?</p>
<p>Nous avons beau être fils et filles de Dieu, habités tous par son Esprit, nous péchons toujours… hélas!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et notre peine est d’autant plus grande que nous nous savons <strong>inexcusables</strong> devant le Seigneur.</p>
<p>Ne nous offre-t-il pas toujours, en même temps que l’épreuve, le moyen d’en sortir indemnes?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Or, il nous arrive encore, régulièrement, de succomber à la tentation et de chuter alors lamentablement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Oui, notre tristesse est profonde.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si profonde que nous sommes <strong>en danger de désespoir</strong>.</p>
<p>C’est alors que nous parvient <strong>la bonne, la merveilleuse<span class=”Apple-converted-space”>  </span>nouvelle</strong>: si nos torts sont trop lourds pour nous,<strong> lui, peut</strong> nous les <strong>pardonner</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est lui-même qui l’affirme: il est ce Dieu infiniment miséricordieux, qui n’est jamais plus heureux que lorsqu’il peut <strong>couvrir nos fautes</strong> et <strong>effacer bientôt jusqu’à leur souvenir</strong>.</p>
<p>Quel Dieu magnifique nous avons!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Patient et lent à la colère, il est si riche en grâce qu’<strong>il ne se lasse pas de pardonner</strong>.</p>
<p>Cela dit, vous aurez noté que c’est à ceux qui trouvent insupportable le poids de leurs torts que le Seigneur réserve sa grâce.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À ceux qui s’accommodent fort bien de leurs désobéissances en tout genre, il n’a rien à offrir d’autre que sa colère.</p>
<p>Il est donc essentiel, si nous voulons être totalement déchargés de nos fautes et connaître la joie du pardon divin, que nous reconnaissions la gravité de nos fautes et manifestions la souffrance qu’elles nous causent.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Alors seulement, le Dieu de miséricorde nous absoudra définitivement.</p>
<p>N’oublions jamais cette règle: <strong>Dieu </strong>pardonne aux humbles, mais il<strong> résiste aux orgueilleux</strong> — entendez: <strong>ceux qui n’ont jamais désespéré d’eux-mêmes</strong>.</p>