<p>Actes 18.9b, 10b: <em>“[…] parle et ne te tais pas, […] j’ai un peuple nombreux dans cette ville.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860f1f677200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”À quoi bon” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860f1f677200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860f1f677200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”À quoi bon” /></a></p>
<p>J’ignore si vous avez jamais connu ce sentiment, mais <strong>il m’arrive de désespérer</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Désespérer de voir les hommes et les femmes habitant autour de moi montrer ne serait-ce qu’un début d’intérêt pour ce qui nous est de loin le plus précieux, je veux dire l’Évangile: la bonne, l’excellente nouvelle d’un salut parfait accordé dans l’instant à quiconque croit.</p>
<p>Le temps passe et j’attends toujours que l’un ou l’autre me demande la raison de mon espérance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Découragé, je me demande alors: <strong>à quoi bon</strong>?</p>
<p><strong>À quoi bon</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une question que l’apôtre Paul se pose lui aussi, peu de temps après son arrivée à Corinthe.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Preuve que les géants de la foi eux-mêmes peuvent connaître des moments de désenchantement, de lassitude, sinon de désespoir.</p>
<p>Et quelle réponse Dieu, qui entend jusqu’à nos soupirs les plus secrets, lui apporte -t-il après qu’il l’a rassuré quant à sa sécurité au cœur d’une ville hostile?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>“<strong>Persévère</strong>!”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>“Non, Paul, ne te tais pas!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Continue de parler, au contraire.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais <strong>parce que j’ai un peuple à moi dans cette cité</strong>.” </p>
<p>Et si, à notre tour, nous tendions l’oreille et entendions le message divin?</p>
<p>Où que nous soyons, nous sommes entourés d’hommes et de femmes dans le cœur desquels Dieu, par son Esprit, a commencé d’agir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous ne les avons peut-être pas encore repérés, mais lui les connaît.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et s’il nous a rapprochés d’eux, c’est parce qu’<strong>il a l’intention de nous utiliser</strong> pour les appeler à lui.</p>
<p><strong>Reprenons donc espoi</strong>r: en vivant notre foi au milieu de notre cité ou village, nous n’ensemençons pas un sol durci, mais une terre déjà travaillée!</p>
<p>C’est pourquoi <strong>notre labeur ne saurait être vain</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il consistera à “cueillir”, demain peut-être, ou après-demain, les “fruits” d’un autre travail: celui, préalable et tout intérieur, de l’Esprit de Dieu.</p>
<p>Oui, <strong>Dieu nous a précédés</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il aime déjà, choisit et met à part.</p>
<p>Et ceux dont il veut faire son peuple, il les travaille en silence, les disposant par avance à accueillir favorablement notre témoignage.</p>
<p>Permettez que je vous livre ici un souvenir personnel.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’était il y a longtemps, très longtemps.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’avais été invité à célébrer un mariage dans un petit village du sud-ouest.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Après que, sous une chaleur accablante, j’eus proclamé aussi simplement et clairement que possible la bonne nouvelle d’un salut gratuitement offert en Jésus-Christ, la doyenne d’un hameau voisin s’approcha de moi et, vivement émue, me confia: “Monsieur, sachez que cela fait près de quatre-vingts ans que j’espérais entendre un jour ce que j’ai entendu cet après-midi.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Votre message, c’était la vérité!<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>La vérité que j’attendais depuis mon enfance</strong>!”</p>
<p>Aussi <strong>relevons-nous</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et retournons sur les places et dans les rues, dans les cafés et sur les boulodromes, dans les hôpitaux et les stades de notre quartier, pour y donner à défendre, avec douceur et respect, notre espérance*, sachant que vivent autour de nous des hommes et des femmes ne demandant qu’à croire en celui qu’ils n’ont toujours pas entendu et à aimer celui qu’ils ne voient pas encore!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir 1 Pierre 3.15-17.</span></p>