<p>2 Chroniques 25.2: <em>“Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, mais avec un cœur qui ne lui était pas attaché sans réserve.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860de3a13200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Doute” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860de3a13200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860de3a13200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Doute” /></a></p>
<p>Le portrait que le chroniqueur nous brosse d'<strong>Amatsia</strong>, <strong>roi de Juda</strong>*, mérite notre attention.<span class=”Apple-converted-space”>  <em>“</em></span><em>Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, </em>rapportent l’auteur du second livre des Rois**, avant d’ajouter<em> “mais pas autant que son ancêtre David”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Quant à celui du second livre des Chroniques, il confirme: <em>“Il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel”</em>, mais précise, lui, qu’il le fit <em>“avec un cœur qui ne lui était pas attaché sans réserve.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>Ou, comme le propose une traduction récente***:<em> “<strong>sans enthousiasme</strong> »</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À contrecœur.</p>
<p><strong>Résultat</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Une vie partagée en deux périodes</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une première, plutôt <strong>bonne</strong>; une seconde <strong>désastreuse</strong>.</p>
<p>Amatsia commence par surprendre agréablement: il fait exécuter les meurtriers de son père, Joas, mais sans inquiéter leurs proches comme l’usage le requérait.</p>
<p>Las! ces belles dispositions ne tardent pas à s’évanouir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Très vite, <strong>les mauvais choix se multiplient</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Comme celui d’attaquer Edom en s’appuyant sur des forces rassemblées imprudemment plutôt que sur Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou, plus grave encore, celui de provoquer la colère de l’Éternel en se prosternant devant des idoles.</p>
<p>Solennellement averti par un homme de Dieu de ce qui l’attend, il refuse d’entendre.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Son endurcissement lui est fatal</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il est <strong>battu</strong> par Israël, <strong>capturé</strong>, <strong>humilié</strong> et, au terme de quinze années de relégation, <strong>assassiné</strong>.</p>
<p>Sans doute ne serait-il pas inutile qu’après avoir constaté à quelle déchéance le cœur partagé d’Amatsia l’a condamné, nous nous examinions nous-mêmes aujourd’hui: <strong>se pourrait-il que notre cœur aussi soit partagé</strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que, sans nous être totalement détournés de Dieu, nous ne l’honorions plus que par intermittence, et encore, sans enthousiasme?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Nous encourrions alors un péril extrême</strong>: celui d’être anéantis à notre tour.</p>
<p>Mais faut-il le rappeler? <strong>le jour que nous vivons est encore un jour de grâce</strong>. Et seul, en ce jour béni, “<em>celui qui, sous les reproches, raidit sa nuque</em> <em>sera brisé soudain et sans remède”</em>****.</p>
<p>I<strong>l est donc encore temps de nous reprendre</strong>.</p>
<p>Par exemple, <strong>en priant le Seigneur</strong> de nous rendre un cœur “pur”, c’est-à-dire “non partagé”, mais “simple”, pour que nous n’ayons plus qu’une seule allégeance; ou de délivrer notre regard de son “strabisme divergent”, afin que nous n’ayons plus les yeux fixés sur un autre que lui; ou encore de rééquilibrer notre marche de telle sorte que nous ne boitions plus, mais courions ensemble sur la seule voie qu’il nous trace.</p>
<p><strong>Et si</strong>,<strong> exaucés</strong>,<strong> nous nous remettons à accomplir ce qui est droit à ses yeux</strong>,<strong> non comme s’il s’agissait d’un devoir, mais</strong> “<strong>avec enthousiasme</strong>”, nous saurons que Dieu n’en a pas fini avec nous, mais que, touché de nous voir enfin “bouillants”, <strong>il veillera à ce que notre histoire ait la fin la plus heureuse qui soit</strong>: notre entrée en vainqueurs dans le monde d’après, celui qu’éclairera pour toujours sa gloire resplendissante.*****</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Né en 822 av. J.-C., Amatsia a régné ou co-régné sur Juda pendant vingt-neuf ans.     </span>**<span style=”font-size: 8pt;”> 2 Rois 14.3.</span>     *** <span style=”font-size: 8pt;”>NFC.      </span>**** <span style=”font-size: 8pt;”>Proverbes 29.1 (Bible de Jérusalem).     </span>****** <span style=”font-size: 8pt;”>Le lecteur avisé aura deviné quels textes sous-tendent les quelques lignes qui précèdent : Matthieu 5.8 ; 6.22-23 ; 1 Rois 18.21 ; Apocalypse 3.16, 21 ; 21.23.</span></p>