Nombres 23.19: “Dieu n’est pas un homme pour mentir, ni le fils d’un homme pour revenir sur sa décision. Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’il a déclaré, ne l’accomplira-t-il pas?”
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3d42e3f200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Danger” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3d42e3f200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3d42e3f200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Danger” /></a></p>
Les temps ont changé!
De ma lointaine enfance, je n’ai plus que des souvenirs heureux. Des corrections, pourtant, j’en ai reçu! Mais elles étaient méritées. La règle avait été posée et la sentence encourue en cas d’infraction était claire. En contrevenant à la loi, je savais donc à quoi je m’exposais: passé le temps de la patience, une main ferme s’abattrait sur moi. Celle de ma mère le plus souvent; celle de mon père dans les cas les plus graves.
Je ne prétends pas n’avoir jamais été blessé. Dans mon amour-propre surtout. Mais je puis vous assurer que je n’ai jamais douté un instant de l’amour profond que me portaient mes parents. Seulement, ils étaient de ceux qui établissaient des limites et ne souffraient pas qu’elles fussent transgressées. Dussent-ils en souffrir, ils devaient sévir contre le rebelle. Après l’avoir mis en garde, bien sûr, une première fois, puis une deuxième, puis…
Bref, c’était ainsi. Depuis, les temps ont changé!
Pour le meilleur. Je ne pense pas seulement ici à la proscription des châtiments corporels, mais aussi, et surtout, aux progrès réalisés en matière d’écoute de l’enfant, de sensibilité à ses besoins, de valorisation de sa personne.
Et pour le moins bon. Dans un domaine en particulier: celui de la discipline. Nombreux désormais sont les parents qui promettent, mais ne réalisent pas; qui avertissent, une fois, deux fois, trois fois… mais n’exécutent pas, démonétisant ainsi leur parole. Pourquoi leurs petits prendraient-ils au sérieux leurs menaces?
Et voilà qui m’inquiète. Car le risque n’est pas nul que nos enfants reportent sur Dieu, notre divin Père, l’image qu’ils ont de nous. Et qu’ils en viennent à exclure qu’il puisse être plus sévère que nous. Et qu’ils finissent par ne plus trop s’inquiéter de ses avertissements.
Dieu, c’est vrai, est un Dieu d’amour. Plein de bonté, il ne souhaite la mort de personne. Lent à la colère, patient à l’extrême, il brûle de pouvoir accorder son pardon à tous.
Mais Dieu est aussi un Dieu saint, dont les yeux sont trop purs pour voir le mal sans en être horrifié. Et un Dieu juste, qui ne peut traiter un pécheur comme il traite un innocent.
Enfin, Dieu est un Dieu de parole. Fidèle, lui, à ses engagements, il ne reviendra pas sur ses promesses de salut. Mais il ne reviendra pas non plus sur ses obligations de jugement. Autant que sa miséricorde, sa colère est l’expression de son attachement passionné et jaloux pour nous.
Fions-nous donc aveuglément à ses engagements et… gardons-nous de prendre ses avertissements à la légère! Lui, fera ce qu’il a annoncé. En son temps. À sa manière. Et malheur à quiconque aura sous-estimé sa fermeté et négligé ses menaces!
“Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur”, supplie l’auteur de la Lettre aux Hébreux*. Car n’entreront dans le vrai repos que ceux qui, ici-bas, auront pris au sérieux ses mises en garde et cherché refuge dans sa grâce.
Ne présumons pas de la patience divine! Optons plutôt pour ces deux signes distinctifs des enfants de Dieu que sont une soumission confiante et une obéissance scrupuleuse.