<p>1 Jean 5.16b: <em>“[…] et Dieu donnera vie à ce frère.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860e708de200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”1 Jn 5.16″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860e708de200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860e708de200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”1 Jn 5.16″ /></a></p>
<p>Que pouvons-nous nous souhaiter de meilleur que la vie, la vraie, celle qui ne se déguste qu’auprès du Seigneur?</p>
<p>C’est David qui, en son temps déjà, s’émerveillait*: <em>“Tu me fais connaître le sentier de la vie; il y a d’abondantes joies dans ta présence, un bonheur éternel à ta droite.”</em></p>
<p>Si donc il est <strong>une bénédiction que nous ne pouvons pas ne pas ardemment souhaiter à nos frères et sœurs</strong> en la foi, c’est bien celle-ci: le bonheur de se savoir l’objet de la bonté, de la sollicitude et de la tendresse divines.</p>
<p>Un bonheur que le poète, pour l’avoir longuement goûté, sait à la fois sans mesure ni fin.</p>
<p>Mais <strong>que faire lorsque le péché surgit et prive d’un coup l’un de ces amis de cette douce béatitude</strong>?</p>
<p>Fermer les yeux (<em>“Suis-je le gardien de mon frère?” </em>**)? Se gausser (“Dire qu’hier encore, il plastronnait!”)? Juger (“Je me disais bien qu’on ne pouvait pas lui faire confiance…”)? Colporter (“Voulez-vous que je vous dise ce qu’il a fait?”)? Médire (“Celui-là? Un vrai faux jeton, croyez-moi!”)?</p>
<p>Que non! répond l’apôtre Jean. <strong>Prier</strong> plutôt.</p>
<p><em>“Si quelqu’un voit son frère commettre un péché […], qu’il prie.”</em></p>
<p><strong>Prier</strong>, donc. Telle est la réaction que Dieu attend de nous dès lors que nous voyons notre frère trébucher: une réaction quasi instinctive et immédiate. C’est ce qu’indique clairement le temps du verbe choisi par l’apôtre, qui suggère moins un ordre qu’une réaction spontanée et inévitable***.</p>
<p>Mais prier pour quoi ?</p>
<p><strong>Pour que Dieu</strong> “<strong>rende la vie</strong>” à ce pécheur coupable et malheureux.</p>
<p>Par quoi nous entendons qu’il le persuade bientôt de reconnaître sa faute et d’<strong>invoquer sa grâce pour retrouver au plus vite cette qualité de vie unique et excellente que seuls connaissent ceux avec qui Dieu est pleinement réconcilié</strong>.</p>
<p>Ainsi, parmi toutes les expressions possibles de l’amour fraternel, la prière n’est pas la moindre, qui nous offre l’immanquable occasion de <strong>plaider avec passion la cause de notre</strong> “<strong>bien-aimé</strong>” auprès du Seigneur.</p>
<p>Parce que nous ne pouvons nous accommoder de sa tristesse et que <strong>rien ne nous fera davantage plaisir que de voir son visage rayonner à nouveau</strong>.</p>
<p>Puisse notre amour les uns pour les autres nous dicter cette ambition commune: prier, encore et toujours, pour qu’aucun de nous ne soit privé longtemps de cette vie abondante qui ne se savoure qu’auprès de Dieu.</p>
<p>Et l’on saura alors que <strong>nous avons commencé d’aimer comme Christ nous a lui-même aimés</strong>: d’un amour qui n’a eu de repos qu’il ne nous ait ramenés tous dans la présence vivifiante de son Père.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Psaume 16.11.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Genèse 4.9.</span>     *** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir John Stott, <em>Les Épîtres de Jean</em>, 170.</span></p>