<p>Jean 1.14a: <em>“Et la Parole s’est faite homme, elle a habité parmi nous […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860fe4361200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Ensemble” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e860fe4361200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e860fe4361200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Ensemble” /></a></p>
<p><strong>Étonnant</strong>, <strong>l’amour de Dieu pour les hommes</strong>! Qui lui a comme imposé de <strong>se réconcilier avec eux</strong> après qu’ils l’eurent offensé! Et qui lui a comme commandé de <strong>les retrouver</strong> après qu’ils s’étaient perdus! Sachant qu’un tel “devoir” impliquait qu’il consentît au sacrifice le plus coûteux: celui de son Fils unique et à jamais bien-aimé!</p>
<p>Oui, étonnant, l’amour de Dieu pour nous! Qui ne pouvait supporter de rester privé longtemps de notre compagnie! <strong>Comme si notre communion lui était nécessaire</strong>… Et qui l’a conduit à n’offrir librement rien de moins que sa propre “chair” afin d’ôter une bonne fois l’obstacle –leur péché– qui l’empêchait de “<strong>planter sa tente parmi nous</strong>”*!</p>
<p>Le prix exorbitant de son “retour” parmi nous. Le coût cruellement élevé d’une réconciliation dont il attendait qu’elle lui permît de se rapprocher définitivement de nous, d’“<strong>établir son domicile chez nous</strong>”**, de <strong>faire de nous ses amis</strong> et… de <strong>se réjouir en notre présence</strong>!</p>
<p>La question, maintenant, est de savoir s’il est possible que nous, qui sommes ses enfants, reproduisions un tel amour. Un amour qui se veut, avant tout peut-être, présence.</p>
<p>Disons que c’est à cela qu’il serait juste que nous travaillions sérieusement!</p>
<p>En nous assurant notamment que notre amour pour les autres trouve son bonheur et son épanouissement dans l’accompagnement et le service.</p>
<p>Car <strong>aimer l’autre comme Dieu l’a aimé avant nous</strong>, <strong>c’est d’abord vouloir faire route avec lui</strong>. C’est nous être proposé de l’accompagner. Et c’est rester disponibles pour, ici, recueillir une confidence, s’ouvrir à une peine, porter un fardeau, calmer une alarme, combler un vide, sécher une larme… et là, partager une joie, célébrer une délivrance, soutenir un projet, encourager un progrès.</p>
<p>Mais <strong>aimer l’autre comme Dieu l’a aimé avant nous</strong>, <strong>c’est aussi<span class=”Apple-converted-space”>  </span>accepter de sortir</strong>, <strong>s’il le faut</strong>, <strong>de notre zone de confort</strong> pour servir son intérêt. Ne pas craindre d’être interrompus, dérangés, distraits, importunés, troublés. Espérer, au contraire, l’occasion de nous ceindre comme Jésus la veille de sa mort d’un linge et, avec l’eau d’un bassin approprié, laver et essuyer ses pieds… Notre manière à nous de reproduire aujourd’hui, quoique bien imparfaitement, l’éblouissante sollicitude divine.</p>
<p>En bref, <strong>aimer l’autre comme Dieu l’a aimé le premier</strong>, <strong>c’est être pour lui l’</strong>“<strong>ami</strong>” <strong>sur qui il pourra toujours compter</strong>. C’est lui rester fidèles quand bien même il nous décevrait. C’est être et rester son “serviteur”<em>, </em>fut-ce au prix de menues concessions ou de plus coûteux sacrifices.</p>
<p><strong>Puisse l’Esprit de Dieu lui-même nous venir en aide</strong>! Et déposer en nous son fruit: l’amour. Et l’enrichir bientôt, en y associant tout à la fois la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi!***</p>
<p>Remplis, enfin! des sentiments qui sont en Dieu, nous pourrons commencer alors de <strong>nous aimer mutuellement comme lui-même nous a aimés le premier</strong> et, ce faisant, réjouir son cœur.</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Le verbe utilisé par l’évangéliste et que la S21 traduit par <em>« habiter »</em> signifie littéralement « planter sa tente ». Il renvoie à la fois à la présence divine dans le tabernacle qui accompagnait les Hébreux dans le désert et, par sa consonance, à la « gloire » (<em>chekinah</em>) que ce sanctuaire portatif abritait.</span>     ** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Jean 14.23.</span>     *** <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Galates 5.22.</span></p>