Une espérance qui persévère

<p>1 Thessaloniciens 1.3:&#0160;<em>“Continuellement, nous nous souvenons de ce qui vous caractérise: […]<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>la persévérance de l’espérance de notre Seigneur Jésus-Christ.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdee8e8bb200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Persévérance” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdee8e8bb200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdee8e8bb200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Persévérance” /></a></p>
<p>Nous l’avons vu dans nos deux derniers billets, si le souvenir des Thessaloniciens ravit Paul, c’est qu’ils constituent à ses yeux un modèle.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un modèle de foi, d’amour et d’espérance.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et c’est sur leur exemple que j’aimerais que nous nous arrêtions une fois encore aujourd&#39;hui.</p>
<p><strong>Les Thessaloniciens</strong>: des chrétiens <strong>connus</strong> non seulement pour <em>“l’œuvre de leur foi”</em> et <em>“le labeur de leur amour”</em>, écrit l’apôtre, mais encore <strong>pour </strong><em>“<strong>la persévérance de leur espérance</strong>”</em>.</p>
<p>Les Thessaloniciens, décidément, ont tout pour plaire: ils croient, ils aiment; mais ce n’est pas tout: <strong>ils espèrent</strong> aussi.</p>
<p>Mais quoi?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Je cite:<em> “notre Seigneur Jésus-Christ”</em>, dont l’avènement glorieux est désormais imminent.</p>
<p>Parce qu’ils ont entendu la promesse du Seigneur, et qu’ils ont, eux, une confiance absolue en sa parole, ils n’ont aucun doute: <strong>Jésus, le Christ, va bientôt paraître</strong>; mais en majesté cette fois, pour, notamment, les introduire dans ce monde nouveau et meilleur qu’il leur aura préparé, afin qu’au milieu de la foule innombrable des croyants, ils goûtent, là, enfin, au salut dans sa plénitude.</p>
<p>Les Thessaloniciens, donc, espèrent.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>C’est pourquoi Paul ne peut songer à eux sans, immédiatement, se réjouir et remercier Dieu.</p>
<p>Cela dit, plus encore que leur espérance, <strong>ce qui comble l’apôtre, c’est la persévérance que produit en eux cette espérance</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Bien qu’en butte à l’hostilité des hommes, pressés de toutes part d’abjurer leur foi et de rentrer dans le rang, les Thessaloniciens, à cause de leur espérance —&#0160;le Seigneur arrive! il est tout proche!&#0160;—, tiennent bon.</p>
<p>Faut-il le rappeler?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le mot grec que nous avons traduit jusqu’ici par <em>“persévérance”</em>, “signifie d’abord l’action de rester là, puis le pouvoir ou la force de résistance.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>De là, il prend le sens second de persévérance.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dans le NT, il signifie la fidélité, l’obéissance qui persévère, l’endurance, la ténacité, la résistance contre les forces du mal.”&#0160;*</p>
<p>Permettez que je pose maintenant la question: <strong>Qu’en est-il de notre espérance?</strong>…</p>
<p>La certitude —&#0160;parce que c’est pour nous une certitude&#0160;— que notre Sauveur est sur le point de paraître <em>“comme l’éclair brille d’une extrémité du ciel à l’autre”&#0160;**</em>, et, donc, que l’heure de notre délivrance finale est désormais toute proche, cette certitude fait-elle de nous des femmes et des hommes bien résolus aujourd’hui à rester fermes, inébranlables dans leur foi?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Autrement dit: <strong>notre espérance fait-elle de nous des résistants</strong>, quoi qu’il arrive?</p>
<p>“<strong>Courage!</strong> nous dit le Seigneur: j’arrive!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le combat est dur, et d’aucuns parmi vous sont à bout de forces.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Mais qu’aucun, se prenant à “dés-espérer”, ne se “dé-mobilise” et n’abandonne.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Ce serait vraiment trop bête, puisque j’arrive!…</p>
<p>”<strong>Courage!</strong> donc.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Plus que quelques jours, quelques mois peut-être, quelques années au plus, et tout sera fini.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et à ceux qui auront persévéré jusqu’au bout, je donnerai d’entrer dans mon éternel sabbat, pour qu’avec moi, ils se reposent enfin de toutes leurs œuvres.***</p>
<p>Non, ce n’est donc vraiment pas le moment de flancher! Échouer ainsi, si près du but: vous risqueriez trop de le regretter… éternellement.”</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>François Vouga,&#0160;<em>L’Épître de Saint Jacques</em> (Labor et Fides: Genève, 1984), 39-40. &#0160; &#0160;</span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Luc 17.24. &#0160; &#0160;</span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>Hébreux 4.9-10.</span></p>