<p>2 Rois 20.2-3a: <em>“Ézéchias tourna le visage contre le mur et fait cette prière à l’Éternel: ‘Éternel, souviens-toi que j’ai marché devant toi dans la vérité, avec un cœur intègre, et que j’ai fait ce qui est bien à tes yeux!’”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdefe95f1200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Feuille fanée” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bdefe95f1200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bdefe95f1200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Feuille fanée” /></a></p>
<p>Allongé sur le ventre, pétri, pressé, percuté, j’ai du mal à respirer.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Arrive la trêve tant espérée.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Je commence à souffler quand celle qui vient de me masser si puissamment me dit: “Paul, j’ai fait un cauchemar la nuit dernière et j’aimerais que vous puissiez me rassurer.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En deux mots, un diable m’est apparu qui me pressait de le suivre en enfer.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Depuis cette vision, j’ai peur.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que dois-je comprendre selon vous?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que je suis perdue?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais je ne pense pas être quelqu’un de mauvais; je ne suis pas parfaite, mais j’ai toujours cherché à faire le<span class=”Apple-converted-space”>  </span>bien…”</p>
<p>Non, décidément, rien de très nouveau sous le soleil!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Au VIII<span style=”font-size: 8pt;”><sup>e </sup></span>siècle avant notre ère, le roi <strong>Ézéchias</strong>, qui redoutait de mourir, se défendait déjà, implorant l’Éternel de ne pas oublier dans son jugement tous les <strong>efforts consentis</strong> par son serviteur pour se bien tenir devant lui.</p>
<p>S’il est une constante parmi tous ceux qui croient encore à l’imminence d’une comparution individuelle devant le juge de tous les hommes, c’est bien celle-ci: l’espoir qu’un rappel de leurs quelques <strong>œuvres bonnes</strong> suffira à leur épargner la peine redoutée.</p>
<p>Je me souviens de ces journées entières passées à frapper aux portes de centaines de fermes canadiennes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À la question que l’on nous avait appris à poser: “Et si vous deviez mourir ce soir, que diriez-vous à Dieu pour le convaincre de vous accueillir dans son royaume?”, tous, sans exception, répondaient aussitôt: “Je n’ai volé personne, tué personne”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Certains ajoutaient quand même: “J’ai essayé de faire le bien”.</p>
<p>Le problème est que pour Dieu, <strong>ce genre de défense ne tient pas</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car pour lui,<em>“toute notre justice est pareille à un habit taché de sang, nous sommes tous aussi fanés qu’une feuille et nos fautes nous emportent comme le vent” </em>*.</p>
<p>Aussi humiliant que cela puisse être, il nous faut comprendre que rien, ni dans ce que nous sommes ni dans ce que nous faisons, ne saurait nous rendre acceptables à ses yeux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ainsi, nous présenter devant lui en le suppliant de se souvenir de ce que nous avons voulu être et faire est le plus sûr moyen d’attirer sur nous sa juste colère.</p>
<p><strong>Que faire</strong> alors, pour échapper à l’effroyable peine que nous encourons tous pour ne pas avoir satisfait aux exigences divines et être restés si loin de ce qu’il attendait de nous?</p>
<p>Une chose très simple: plutôt que de prier “Éternel, souviens-toi de mes mérites”, lui dire simplement “Ô Dieu, <strong>merci de te souvenir des mérites de ton Fils</strong>”.</p>
<p>Pourquoi?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que le bonheur de notre Dieu sera toujours de pouvoir <strong>faire disparaître notre injustice crasse sous celle étincelante de son Christ</strong>.</p>
<p>Mais cette substitution salvatrice ne saurait intervenir sans notre accord: elle est et restera toujours subordonnée à notre <strong>confiance en Dieu seul</strong> pour nous rendre acceptables à ses yeux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et nous libérer à jamais de toute crainte, parce qu’il n’est plus aucune condamnation pour qui est lié à lui et à son Fils par la foi.</p>
<p>C’est donc ce que je redirai bientôt à mon bourreau préféré: “Plutôt que de vous en remettre à vos œuvres prétendument bonnes pour obtenir la protection divine, confiez-vous en celle, parfaite, de Jésus pour vous assurer l’éternelle faveur de son Père.”</p>
<p>“Éternel, ne te souviens pas de moi, mais de ton Fils plutôt!”</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Ésaïe 64.5.</span></p>