<p>Marc 1.40b : <em>“Si tu le veux, tu peux me rendre pur.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a2eecbf559200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Intercession” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202a2eecbf559200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a2eecbf559200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Intercession” /></a></p>
<p>Que celui qui ne s’est jamais demandé quelle prière Dieu aime entendre arrête ici sa lecture !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce billet n’est pas pour lui, mais pour nous qui aimerions tant <strong>savoir comment prier</strong>.</p>
<p>Et si la réponse se trouvait dans cette simple requête rapportée par Marc, que Jésus ne tardera pas à honorer de la plus belle des façons ?</p>
<p>Le fait est que l’invocation du lépreux est exemplaire, qui allie ces trois dispositions de l’esprit, <strong>respect</strong>, <strong>foi</strong> et <strong>soumission</strong>, qui font la joie du Seigneur.</p>
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<p>Le <strong>respect</strong> d’abord.</p>
<p>Du malheureux, Marc nous dit qu’<em>“il tombe à genoux”</em> devant Jésus.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre homme a encore beaucoup à apprendre sur celui devant qui il se tient maintenant, mais il a déjà saisi l’essentiel : son pouvoir est bien trop extraordinaire pour qu’on ne puisse pas reconnaître en lui, sinon la personne même de Dieu, au moins celle de son envoyé.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>D’où son mouvement : il s’écroule, face contre terre, aux pieds du Seigneur.</p>
<p>Quel geste nous inspirent aujourd’hui nos rencontres avec Dieu dans la prière?</p>
<p>C’est Guy Appéré qui écrit* :</p>
<p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-size: 8pt;”>“Une distance infinie sépare le souverain Créateur de sa créature.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si nous n’avons pas dès le début le sentiment de cette écrasante disproportion entre Dieu et l’homme, notre attitude ne sera pas juste.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cette appréhension de l’infinie grandeur de Dieu, ce sentiment de notre faiblesse sont les marques indispensables d’un authentique esprit de prière.”</span></p>
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<p>La <strong>foi</strong> ensuite.</p>
<p><em>“Si tu le veux,</em> dit le lépreux à Jésus,<em> tu peux me rendre pur.”</em><span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour lui, il n’est aucun doute possible : Jésus “peut”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les guérisons qu’il n’a cessé d’opérer depuis le début de son ministère public l’ont définitivement convaincu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Oui, Jésus peut.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À lui, comme à Dieu son Père, rien n’est impossible.</p>
<p>Puisse notre propre foi en la toute-puissance du Seigneur se révéler aussi solide lorsque nous nous approchons de lui pour implorer son secours !</p>
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<p>La <strong>soumission</strong> enfin.</p>
<p><em>“Si tu le veux”</em>, dit le paria.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Des doutes quant à son pouvoir de guérir ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Aucun.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais quant à sa volonté de guérir, là, c’est autre chose.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui est-il, lui, pour sonder les voies du Seigneur ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que sait-il de ses desseins ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dans l’ignorance du vouloir divin, il se contente donc de prier :<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“Si tu le veux, rends-moi pur”.</em></p>
<p>C’est encore Guy Appéré qui écrit** :<span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-size: 8pt;”>“La véritable foi n’est pas la foi en l’exaucement, mais la foi en Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>[…]<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La prière n’est en aucun cas un moyen de pression pour obtenir de Dieu ce qu’on a décidé —au nom de la foi— de Lui arracher coûte que coûte.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Dieu ne se laisse pas intimider […].<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Imposer à Dieu de vouloir ce que nous voulons, exiger de Dieu qu’il nous obéisse, ce n’est plus de la foi, c’est de la présomption.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La foi, elle, dit [simplement —comme ici—] : ‘Si tu veux, tu peux […]’.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La foi n’est pas une assurance aveugle et obstinée ; elle ne se fonde ni sur la force de notre droit, ni sur la fermeté de notre conviction, ni sur la puissance de notre désir ; elle est confiance [, confiance] en la bonté, en la sagesse et en la puissance illimitée de Dieu.”</span></p>
<p><em>“Si tu le veux”</em>, prie le lépreux.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Puisse son <strong>entière soumission</strong> à la volonté de Dieu, autant que sa <strong>confiance absolue</strong> en son pouvoir et son <strong>immense respect</strong> pour sa personne, nous servir d’exemple tandis que nous-mêmes prions !</p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”>  Lire <em>Pour un dialogue avec Dieu</em>, 8-9.</span>     **<span style=”font-size: 8pt;”><em> Op. cit.</em>, 90-91.</span></p>