<p>Psaume 42.2 : <em>“Comme une biche soupire après des cours d’eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu !”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a2eed11367200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Biche” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202a2eed11367200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a2eed11367200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Biche” /></a></p>
<p>Ces vers du psalmiste font partie de ceux que nous chantions souvent dans ma jeunesse.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’image qui me venait alors à l’esprit, immanquablement, était celle d’une tapisserie naïve qu’une amie de mes parents avait accrochée au mur de son salon et qui représentait, sur fond de bois luxuriant, un cerf et sa biche se désaltérant paisiblement dans le courant d’une eau pure.</p>
<p>Rapprochement malheureux s’il en est !</p>
<p>Car <strong>la biche de notre psaume est tout sauf apaisée</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Elle</strong> “<strong>soupire</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et le verbe utilisé ici suggère une forme d’angoisse chez elle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La sécheresse a sévi ; les oueds sont taris ; trouver un point d’eau est donc devenu pour elle <strong>une question de vie ou de mort</strong>.</p>
<p>Mais au fait, <strong>que représente ici la biche assoiffée</strong> ?</p>
<p><strong>David</strong> lui-même, bien sûr.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Qui souffre de se trouver loin de Sion et de celui qui y réside, l’Éternel, la source de sa vie.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il se souvient avec nostalgie du temps où il marchait vers la maison de Dieu à la tête d’une foule en fête, comme porté par ses cris de joie et de reconnaissance.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il n’entend plus aujourd’hui que ses ennemis se moquer : <em>“Où est ton Dieu ?”</em></p>
<p>C’est donc ce David, abattu, gémissant, qui exprime ici sa <strong>soif intense de Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Son besoin vital de retrouver le bonheur de sa compagnie.</p>
<p>Et nous ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous arrive-t-il de connaître pareil manque ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et d’en souffrir jusqu’à en être abattus ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou nous sommes-nous peu à peu accoutumés aux périodes de sécheresse spirituelle que nous connaissons ?</p>
<p>Il n’est hélas ! pas rare que nous nous “coupions” de Dieu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Brutalement, à la suite, par exemple, d’une déception, ou insensiblement, par simple négligence.</p>
<p><strong>Un chrétien authentique ne saurait s’accommoder d’une telle séparation d’avec Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Se retrouver seul, loin de celui qui est la source même de la vie, lui est vite insupportable.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Incapable, donc, d’endurer davantage son désert, il soupire et, sous l’impulsion de l’Esprit, se remet bientôt en route à la recherche de l’oued aux eaux bondissantes qui étanchera sa soif.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Parce que son “âme” ne peut se passer de lui, ce flot bienfaisant qu'est l'amitié de Dieu.</p>
<p>Ma prière, donc, est <strong>que nous connaissions tous cette soif brûlante</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’elle nous reconduise toujours au même point d’eau : <strong>Dieu</strong> lui-même, en tant que <strong>source intarissable d’une grâce jamais épuisée</strong>, seule apte à nous guérir de tous les maux.</p>
<p>Il arrive fréquemment que brocards et chevrettes surgissent, se figent et s’enfuient dans les champs d’alentour ; j’aime à croire qu’elles trouveront l’eau dont elles ont besoin, mais je crains que leurs sources ne soient taries et qu’elles ne soupirent en vain en cette fin de saison aride…</p>
<p>Pour nous, au contraire, point de souci : <strong>notre</strong> “<strong>fontaine</strong>” <strong>à nous est à jamais abondante</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Retournons donc vers elle sans tarder et laissons son eau limpide nous régénérer, nous vivifier, nous tonifier.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nul doute que nous pourrons faire face alors au défi, quel qu’il soit, qui nous est proposé ce jour.</p>
<p><em>“Pourquoi être abattue mon âme, et pourquoi gémir en moi ?Espère en Dieu, car je le louerai encore !Il est mon salut et mon Dieu.” </em>*</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Psaume 42.6, 12.</span></p>