<p>Apocalypse 2.4 : <em>“Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751b02d8a200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Fleur fanée” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202b751b02d8a200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202b751b02d8a200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Fleur fanée” /></a></p>
<p>Ou mieux* : <em>“Mais j’ai un reproche à te faire : tu ne m’aimes plus comme au commencement”</em>.</p>
<p>Qui parle ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Le Seigneur</strong>.</p>
<p>À qui s’adresse-t-il ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>À <strong>l’Église d’Éphèse</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une communauté dont il vient tout juste de célébrer le courage, la fidélité et l’endurance exemplaires, mais qu’il lui faut reprendre maintenant sur un point important : <strong>son amour pour lui n’est plus ce qu’il était</strong>.</p>
<p>“Tu m’es restée fidèle, c’est vrai, et je t’en suis reconnaissant ; je te l’ai dit.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais ce qui m’attriste, c’est que <strong>tu ne m’aimes plus comme au premier jour</strong>.”</p>
<p>Oh ! ce n’est pas que l’Église ne fasse plus rien pour celui qui l’a aimée le premier et gracieusement choisie pour être sienne ; de fait, elle n’a jamais été aussi active pour lui.</p>
<p>Non ; c’est plutôt que <strong>l’esprit dans lequel elle œuvre, lui, a changé</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle qui, jadis, n’agissait que par amour, n’agit plus aujourd’hui que par habitude.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>La passion a fait place au sens du devoir.</p>
<p>Oui, l’Église d’Éphèse a abandonné son premier amour, prenant ainsi <strong>le risque de vivre un grand malheur </strong>: <strong>une rupture</strong> qui ne dit pas son nom.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car que dire d’une union dans laquelle l’habitude a pris la place de l’amour, sinon qu’elle n’est déjà plus une union —et ce, quand bien même elle en conserverait toutes les apparences ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et peut-on imaginer un destin plus tragique pour une Église que celui-ci : se retrouver coupée de Christ, la source unique de sa vie ?</p>
<p>Amis lecteurs, permettez que je nous pose la question : <strong>qu’en est-il aujourd’hui de notre amour pour Christ </strong>?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Est-il le même que celui dont nous l’avons aimé au commencement ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous réjouissons-nous toujours autant en lui qu’au début de notre vie chrétienne ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre cœur bat-il aussi fort aujourd’hui, toutes les fois que nous le rencontrons, qu’hier, lorsque, pour la première fois, il s’est révélé à nous ?</p>
<p>Ou <strong>nous faut-il reconnaître que les choses ont changé, bien changé</strong> !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce n’est pas que nous n’éprouvions plus rien à son égard, non.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais la spontanéité, l’enthousiasme, l’ardeur du début ont disparu.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous sommes restés fidèles, mais “machinalement”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Notre visage s’illuminait autrefois quand nous tournions vers lui les regards ; il s’est terni depuis, et ne s’éclaire plus en sa présence qu’exceptionnellement.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Sa voix nous transportait, et nous dévorions ses messages ; sa Parole, aujourd’hui, ne nous fait plus vibrer.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il arrive même que nous trouvions fastidieuse son étude !</p>
<p>Le zèle qui, dans les premiers temps, nous consumait nous a quittés.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et si nous agissons encore, c’est moins par la puissance de l’amour que par la force de l’habitude.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Notre flamme s’est éteinte</strong>… <strong>peu à peu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et voici qu’il ne reste plus que des cendres… tièdes… et de plus en plus froides.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ce qui, autrefois, n’était pour nous qu’un fardeau léger est devenu un joug pesant.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Nous avons vieilli…</p>
<p>Faut-il le rappeler ?<em><span class=”Apple-converted-space”> </span></em> <strong>Rien n’importe plus à Dieu que l’amour dont nous l’aimons</strong>.<span class=”Apple-converted-space”> <em> “</em></span><em>Si je n’ai pas d’amour, </em>écrit l’apôtre Paul**, <em>je ne suis rien.”</em></p>
<p>“Seigneur, tu es la source de tout amour : <strong>viens, oui, viens vite</strong>… <strong>m’apprendre à t’aimer</strong> !”</p>
<hr />
<p>*<span style=”font-size: 8pt;”>  NFC.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Voir 1 Corinthiens 13.1-3.</span></p>