<p>Apocalypse 3.12 : <em>“Du vainqueur je ferai un pilier dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus jamais.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, celui<span class=”Apple-converted-space”>  </span>de la ville de mon Dieu, la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel, d’auprès de mon Dieu, ainsi que mon nom nouveau.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d39bfa3f200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Passeport” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d39bfa3f200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d39bfa3f200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Passeport” /></a></p>
<p>À son Église de Philippes* bien-aimée Christ annonce ici qu’<strong>une</strong> <em>“<strong>couronne</strong>” </em>lui est réservée : le prix par excellence, la récompense suprême, j’ai décrit… <strong>la vie éternelle</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et qu’il lui faut veiller maintenant à ce que rien ni personne ne l’en prive en ébranlant durablement sa foi.</p>
<p>Qu’elle persévère donc dans son attachement à son Seigneur et le privilège insigne du vainqueur lui appartiendra : à la fois une position enviable et un passeport prestigieux.</p>
<p><strong>Une position enviable</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“Du vainqueur</em>, dit le Seigneur, <em>je ferai un pilier dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus jamais”</em>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Par quoi nous comprenons que, pour peu que nous tenions bon jusqu’à la fin, Christ fera de nous, “non pas une pierre quelconque” du sanctuaire céleste, “mais ‘<em>une colonne’ </em>(<em>stulos</em>) participant à sa structure et à sa beauté”**.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que, <strong>de ce temple de Dieu</strong>, où nous aurons trouvé une place, <strong>nous ne sortirons plus jamais</strong>.</p>
<p>L’image est magnifique et sa signification enthousiasmante.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Que nous vaudra en fin de compte notre obstination à ne pas nous laisser séparer du Seigneur ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>L’honneur, immense autant qu’immérité, de résider pour toujours dans la présence immédiate de Dieu.</p>
<p><strong>Un passeport prestigieux</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><em>“J’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, celui de la ville de mon Dieu, la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel, d’auprès de mon Dieu, ainsi que mon nom nouveau.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span></em>La métaphore du “passeport” n’apparaît pas dans notre texte.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Si j’ai choisi d’y recourir, c’est pour une raison simple : parce qu’elle nous est plus familière que celle, utilisée ici par le Seigneur, du “marquage”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ces trois noms tatoués sur le front du vainqueur –notre front ?– je propose donc que nous les imaginions sur <strong>notre nouvelle pièce d’identité</strong>.</p>
<p><strong>Trois noms au côté du nôtre</strong>, si du moins nous avons persévéré jusqu’au bout dans notre désir de voir son nom “sanctifié” dans nos vies.</p>
<p>Celui de <strong>Dieu</strong>, d’abord.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Vous, moi… “fils ou fille de Dieu” !<span class=”Apple-converted-space”>  Excusez du peu !  </span>Si cela ne fait pas nous autant de VIP…</p>
<p>Celui de <strong>sa ville</strong>, ensuite.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>Jérusalem” la nouvelle, celle qui doit nous apparaître bientôt comme “descendant du ciel”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pourquoi ce nom ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Pour attester autrement notre appartenance à la patrie même de Dieu ; cette patrie dans laquelle, porteurs du titre de séjour le plus enviable, “résident permanent”, nous circulons désormais et circulerons à jamais librement.</p>
<p>Celui de <strong>Christ</strong>, enfin.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Le nom glorieux que nous nous serons refusé jusqu’au bout de renier.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais dans sa forme ultime : le Ressuscité !  Le Vivant !<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Celui “dont l’être nouveau, surgi de la mort, libre de tout ce qui est périssable, est le gage de tout ce qui est promis à quiconque le suit sur le chemin de sa victoire”***.</p>
<p>Qui donc dira jamais assez la grâce, inouïe, infinie de celui qui voulut que son nom figurât au côté du nôtre  t qui obtînt qu’ils figurassent à jamais unis?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais à quel prix!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Au prix de son sang, de sa vie…</p>
<p>Une position enviable, un passeport prestigieux : <strong>que manque-t-il encore à notre bonheur </strong>?</p>
<hr />
<p>*  <span style=”font-size: 8pt;”>Située en Lydie, Philadelphie se trouve à une centaine de kilomètres à l’est de Smyrne.</span>     **  <span style=”font-size: 8pt;”>Delorme et Donegani, <em>L'Apocalypse de Jean.  Révélation pour le temps de la violence et du désir</em>, 119.</span>     ***  <span style=”font-size: 8pt;”>Delorme et Donegani, <em>op. cit.</em>,119-120.</span></p>