Pour une parole qui fait du bien

<p>Éphésiens 4.29 : <em>“Qu’aucune parole malsaine ne sorte de votre bouche, mais seulement de bonnes paroles qui, en fonction des besoins, servent à l’édification et transmettent une grâce à ceux qui les entendent.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a13317200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Parole qui fait du bien” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202c8d3a13317200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202c8d3a13317200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Parole qui fait du bien” /></a></p>
<p><strong>Ah</strong> ! <strong>notre langue</strong>&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un don merveilleux, mais qu’il est <strong>si difficile de maîtriser</strong>&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Apprendre à la contrôler, il le faudrait pourtant vu que ce sont nos paroles qui seront examinées au jour du jugement*.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Parce que, Jésus l’a dit clairement, notre discours est le reflet de ce qu’il y a dans nos cœurs**.</p>
<p>L’injonction de l’apôtre Paul mérite donc que nous l’entendions.</p>
<p>Elle commence par une interdiction catégorique&#0160;: <strong>non</strong> ! <strong>à toute parole</strong> <em>“<strong>malsaine</strong>”</em>&#0160;!</p>
<p>L’adjectif utilisé ici servait à qualifier un arbre pourri, un poisson avarié, une fleur fanée ou un fruit gâté.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Nous comprenons donc qu’en tant qu’êtres régénérés et habités par l’Esprit de Dieu, nous ne pouvons nous autoriser le moindre discours “malsain”, “putride”, parce que vulgaire, douteux, malhonnête, ou pire encore, blessant, injurieux, haineux.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Pour Paul, il est tout simplement exclu que nous mettions jamais nos lèvres au service du mal.</p>
<p>Parce qu’<strong>elles ont mieux à faire que détruire&#0160;</strong>: <strong>édifier au contraire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et nous touchons là à l’autre versant de l’injonction qui nous occupe.</p>
<p>Pour Paul, il est essentiel que nous ne perdions jamais de vue notre vocation, laquelle n’est pas de détruire, mais de <strong>construire</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Tout faire ce qui est en notre pouvoir pour <strong>aider l’autre à grandir</strong>, grandir encore, grandir toujours.</p>
<p>Et la soumission à cet appel passe immanquablement par un discours fait de <em>“<strong>bonnes</strong>”</em> — ou “<strong>belles</strong>” — <strong>paroles</strong>.</p>
<p>Ce que le Seigneur attend de nous, qui avons été “re-créés” pour faire le bien, est que nous adoptions et maintenions <strong>de nouvelles formes de conversation</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Que nous imposions à notre langue de ne plus servir qu’à faire du bien à ceux qui nous entourent en les instruisant, les édifiant, les reprenant, les encourageant, les réconfortant, les égayant, les revigorant…</p>
<p>Et le tout, <em>“en fonction des besoins”</em>, recommande l’apôtre.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Une expression que nous pouvons entendre de deux façons, l’une n’excluant pas l’autre.</p>
<p>Soit “<strong>en étant attentifs aux besoins et aux soucis de nos frères et sœurs</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>L’idée étant ici que notre discours devrait toujours être approprié, autrement dit adapté à leur situation.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Est-il besoin d’ajouter que pareille congruence implique que nous ayons commencé par nous intéresser sincèrement à eux et pris le temps de les écouter&#0160;?</p>
<p>Soit “<strong>de telle sorte que nos paroles deviennent un besoin</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>L’idée, cette fois, serait que leur à-propos serait tel qu’on en redemanderait&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Parce qu’elles seraient comme <strong>une source de grâce</strong>&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Un cadeau venu d’en haut&#0160;!</p>
<p>Imaginez&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Que l’on se presse un jour autour de nous pour cette belle raison que nous serions connus pour ne jamais prodiguer que de bonnes paroles&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Des paroles servant à l’édification de chacun&#0160;!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Des paroles reçues comme autant d’heureuses surprises&#0160;!</p>
<p>Elle est belle cette maxime***: <em>“Celui qui parle à la légère blesse comme une épée, tandis que la langue des sages apporte la guérison.”</em></p>
<p>Ô Dieu, fais de moi un sage&#0160;!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir Matthieu 12.33-37. &#0160; &#0160;</span> ** <span style=”font-size: 8pt;”>Matthieu 12.34. &#0160; &#0160;</span> *** <span style=”font-size: 8pt;”>Proverbes 12.18.</span></p>