<p>Marc 5.25a : <em>“Or, il y avait une femme atteinte d’hémorragies depuis 12 ans […].”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Luc 8.40 : “Or il y avait une femme qui souffrait d’hémorragies depuis 12 ans […].”</em></p>
<p><em> <a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a308d8d793200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Foule bigarrée CO” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202a308d8d793200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202a308d8d793200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Foule bigarrée CO” /></a><br /></em></p>
<p>J’aime lorsque deux témoins d’un même fait le rapportent chacun à sa manière.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>En fonction de son objectif, souvent, mais aussi de son tempérament ou de son implication personnelle.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Les différences peuvent être révélatrices et, parfois, savoureuses.</p>
<p>Prenez par exemple la guérison de l’hémorroïsse et comparez le récit qu’en font Marc et Luc.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Plus précisément, la manière dont chacun présente <strong>le dossier médical de la </strong>“<strong>patiente</strong>”.</p>
<p>Le rapport de Marc est détaillé :</p>
<p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-size: 8pt;”><em>“[…] il y avait une femme atteinte d’hémorragies depuis 12 ans.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle avait beaucoup souffert entre les mains de nombreux médecins.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait, mais cela n’avait servi à rien ; au contraire, son état avait plutôt empiré.”</em></span></p>
<p>Et l’on constate en passant que l’existence de médecins incapables, mais cher payés ne date pas d’hier.</p>
<p>Celui de Luc, lui est nettement plus concis :</p>
<p style=”padding-left: 40px;”><span style=”font-size: 8pt;”><em>“[…] il y avait une femme atteinte d’hémorragies depuis 12 ans ; elle avait dépensé tout son bien chez les médecins, mais aucun n’avait pu la guérir.”</em></span></p>
<p>Pourquoi cette modestie ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Serait-ce parce que Luc est médecin et qu’il ne souhaite pas accabler ses pairs ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Une forme de réflexe légèrement corporatiste de sa part ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Cela me semble assez évident.</p>
<p>Mais je demande alors : d’où vient que <strong>ces deux rapports ont été également inspirés et validés par l’Esprit de Dieu</strong> ?</p>
<p>Réponse : parce que l’intention divine a toujours été d’“<strong>incarner</strong>” sa vérité.</p>
<p>C’est ainsi qu’à travers les âges, <strong>Dieu a choisi des hommes très différents pour traduire sa pensée</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et que, respectant leur différence, il leur a laissé une grande liberté.</p>
<p>Il aurait pu leur dicter le message qu’il souhaitait nous transmettre à travers eux ; ou les laisser s’exprimer, mais corriger ensuite leurs fautes d’orthographe ou de grammaire et, surtout, harmoniser parfaitement leurs témoignages.<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il a choisi de prendre le risque de les utiliser tels qu’ils étaient</strong>, tirant le meilleur parti non seulement de leurs qualités, mais aussi de leurs défauts.</p>
<p>Et ce choix initial, il le maintient aujourd’hui.</p>
<p>Voyez qui nous sommes.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Tous tellement dissemblables et pourtant, également associés à son œuvre glorieuse.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Avec nos qualités et nos défauts, nos points forts et nos lacunes, nos passions et nos dégoûts, nos élans et nos manies.</p>
<p>C’est donc par le moyen d’êtres aussi différents que Marc, Luc ou nous que Dieu s’exprime depuis toujours, qu’il se donne à entendre et même à voir au monde qu’il aime.</p>
<p>La raison ?<span class=”Apple-converted-space”>  </span><strong>Il ne fallait pas moins qu’une foule aussi hétéroclite, mêlée, contrastée, bigarrée pour donner aux hommes un aperçu au moins de l’infinie richesse et la stupéfiante beauté de son être</strong>.</p>
<p>Plutôt donc que de nous surveiller mutuellement pour nous assurer que nos paroles se recoupent et nos actes se ressemblent en tout, <strong>laissons l’Esprit qui nous a saisis nous animer chacun différemment</strong> et… s’il le faut, contrôler lui-même nos dérapages.</p>