“Fais-tu bien de t’irriter ?”

<p>Jonas 4.4b, 9b: <em>“[…] Fais-tu bien de t’irriter […]?”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e86104038a200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Jonas 1″ class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e202e86104038a200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e202e86104038a200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Jonas 1″ /></a></p>
<p><strong>Le problème avec Jonas est que c’est un homme juste</strong>. Et parce que c’est un homme juste, il aime que justice soit faite.</p>
<p>C’est pourquoi la grâce divine accordée aux Ninivites l’insupporte. Au point qu’il s’enflamme contre l’Éternel, lui reprochant amèrement d’être <em>“un Dieu de grâce et de compassion, lent à la colère et riche en bonté”</em>, et qui regrette le mal qu’il envoie!</p>
<p><strong>Une colère incontrôlable</strong>. Que Dieu fasse miséricorde aux justes, c’est heureux, mais qu’il pardonne aux pécheurs… c’est intolérable! Et pour tout dire, révoltant ! <strong>Jonas en a simplement assez de la clémence divine à l’égard des méchants</strong>. Il préfère mourir plutôt que de prendre part à cette compassion mal orientée.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
<p>C’est alors que l’Éternel lui pose une première fois la question: <em>“<strong>Fais-tu bien de t’irriter</strong>?”</em></p>
<p>Jonas ne répond pas. Il trop remonté pour parler. Il préfère s’éloigner. Et d’une cabane improvisée, observer Ninive. Des fois que Dieu aurait la bonne idée de se raviser et de frapper comme il se doit la cité rebelle…</p>
<p>La suite? C’est l’Éternel qui prend son serviteur récalcitrant en pitié et lui offre une ombre bienfaisante. Preuve, soit dit en passant, que <strong>Dieu ne reproche jamais à ses enfants de lui ouvrir librement leur cœur</strong>.</p>
<p>Et puis, c’est un ver qui ronge la plante protectrice, raison d’un nouveau coup de sang duprophète. Et pour finir, cette question qui revient: <em>“<strong>Fais-tu bien de t’irriter?</strong>”</em></p>
<p>Le moment choisi par l’Éternel pour s’expliquer.</p>
<p>Ce n’est pas que la justice ne doit pas être rendue ou ne le sera pas un jour. C’est seulement qu’il préfère pardonner, quitte à laisser le mal persister un temps dans le monde. Le temps qu’il faut pour que l’humanité rebelle ait l’occasion de se reprendre et connaisse le bonheur de se savoir graciée.</p>
<p>Une leçon pour Jonas. Et pour nous aussi, qui peinons parfois à nous réjouir de ce que Dieu ne demande pas immédiatement son dû au pécheur.</p>
<p>Nous aussi savons qu’il est <em>“un Dieu de grâce et de compassion, lent à la colère et riche en bonté”</em>, et qu’il lui arrive bien souvent de repousser le moment de la juste rétribution, mais, plutôt que de nous réjouir, <strong>nous déplorons secrètement qu’il tarde à sévir</strong>.</p>
<p><strong>Comme si nous n’avions pas nous-mêmes bénéficié de cette miséricorde insondable à laquelle nous les premiers devons tout</strong>!</p>
<p>Quelle serait aujourd’hui notre espérance, à nous les justes, si l’Éternel n’avait pas fait preuve d’une infinie patience à notre égard? S’il n’avait pas été qui il est: un Dieu d’amour? Un Dieu qui brûle de pouvoir envelopper de sa grâce jusqu’aux plus fieffés vauriens de ce monde?</p>
<p><strong>L’histoire ne nous dit pas si Jonas a compris la leçon</strong>. <strong>Mais il serait heureux que nous</strong>, <strong>nous en tirions profit</strong>. Et que plutôt que de nous offusquer de la générosité divine, nous nous en félicitions. Et qu’après nous en être félicités, nous aspirions de tout notre cœur à <strong>en être les témoins vivants</strong>.</p>
<p>D’abord, <strong>en rendant cette bienveillance visible en nous</strong>. Notre manière à nous de glorifier l’Éternel.</p>
<p>Et ensuite, <strong>en communiquant à notre génération la bonne nouvelle d’un Dieu si magnanime qu’il veut que&#0160;</strong><em>“</em><strong><em>tous les hommes soient sauvés </em></strong><em>et </em><em>parviennent à la connaissance de la vérité” </em>*. Et de bon gré, si possible!</p>
<hr />
<p>* <span style=”font-size: 8pt;”>Voir 1 Timothée 2.4.</span></p>