<p>Matthieu 5.8: “<em>Heureux ceux dont le cœur est pur, car eux verront Dieu”</em>.</p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4fccb7b200d-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Cœur monoplace” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20240a4fccb7b200d img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20240a4fccb7b200d-600wi” style=”width: 600px;” title=”Cœur monoplace” /></a></p>
<p>De nous tous qui, pour avoir mis notre foi en lui et choisi de marcher dans sa trace, sommes aujourd’hui ses disciples, Christ attend que nous soyons “<strong>purs</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est-à-dire “<strong>sans mélange</strong>”.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Car tel est le sens premier de ce terme dans la Bible.</p>
<p>“Simples”, quoi!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Non pas “simplets”!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Mais “simples”; par opposition à “doubles” —voire “multiples”—, ou “partagés”.</p>
<p>Pour Dieu, le “cœur pur”, seul admis dans sa présence, est celui qui a fait un choix: se soumettre tout entier à lui.</p>
<p>C’est Alphonse Maillot qui le décrit comme un “<strong>cœur monoplace</strong>”!<span class=”Apple-converted-space”>  </span>J’aime l’expression.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>De même que le cockpit d’une formule un, par exemple, ne peut accueillir qu’un seul conducteur —et de justesse!—, de même le cœur pur n’a de place que pour un seul maître: le Seigneur.</p>
<p>Ainsi, pour nous, être purs, c’est cela: <strong>veiller à ce qu’un seul soit aux commandes de notre vie: Dieu</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>C’est, donc, d’une certaine manière, avoir accepté de renoncer à nos prérogatives pour nous placer entièrement et sans réserve sous sa seigneurie et l’inviter chaque jour à nouveau à nous diriger comme bon lui semble sur les voies qu’il a, lui, choisies pour nous. <span class=”Apple-converted-space”> </span></p>
<p>Parce que nous ne souhaitons plus qu’une chose, désormais: lui être tous agréables en laissant son Esprit saint amener lentement mais sûrement tous nos raisonnements, choix, projets, discours et gestes à se confondre avec les siens.</p>
<p>Je pose alors la question —douloureuse: sommes-nous tous purs déjà, dans ce sens?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Ou nous faut-il admettre que notre cœur est encore trop souvent partagé?<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Partagé entre lui et nous? sa volonté et nos désirs? ses exigences et notre confort? ses intérêts et nos ambitions?</p>
<p>“Quand cesserez-vous de pencher tantôt d’un côté, tantôt de l’autre?”, demandait déjà au peuple de Dieu le prophète Élie.<span class=”Apple-converted-space”>  “</span>[…] choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir”, avait déjà commandé Josué.</p>
<p><strong>Personne ne peut servir deux maîtres</strong>, dira bientôt Jésus: ou il détestera le premier et aimera le second, ou il s’attachera au premier et méprisera le second.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Il nous faut, donc, choisir.<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Opter aujourd’hui pour un maître, un seul; lui donner acte d’allégeance; et lui rester fidèles.</p>
<p>Ceux d’entre nous qui ont laissé leur vie n’être jusqu’ici qu’une longue succession de louvoiements et de compromis, ceux-là doivent savoir qu’ils ont pris le risque insensé de ne jamais voir Dieu!</p>
<p>Puisse chacun faire donc sienne aujourd’hui cette admirable prière de David —Psaume 51, verset 12: “<strong>Ô Dieu, crée en moi un cœur pur</strong>.”<span class=”Apple-converted-space”>  </span>Et le roi-poète d’ajouter un peu plus tard —Psaume 86, verset 11: “Seigneur […], <strong>unifie mon cœur</strong> pour qu’il craigne ton nom” [et ton nom seul]; ou, comme rend si bien la Bible en français courant: “Seigneur […], mets en moi cette seule préoccupation: rester soumis à ton autorité.”</p>