Pourquoi m’as-tu abandonné ?

<p>Matthieu 27.46: “<em>Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e964a792200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Croix” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e964a792200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e964a792200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Croix” /></a></p>
<p>Ce “<strong>Pourquoi</strong>?” de Jésus intrigue.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Jésus ne sait-il pas <strong>pourquoi</strong> Dieu l’a abandonné?</p>
<p>“Agneau de Dieu” venu sur terre pour expier le péché des hommes en en subissant à leur place l’effroyable prix, Jésus doit savoir <strong>pourquoi</strong> la colère divine s’est soudain retournée contre lui.</p>
<p>Mais c’est oublier l’<strong>atrocité de l’“heure”</strong> dans laquelle Jésus vient d’entrer.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span>Une atrocité que souligne maintenant l’obscurcissement de la clarté du jour, lequel obscurcissement n’est jamais que l’expression visible des ténèbres qui, en cet instant, enveloppent le cœur et l’esprit de Jésus.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span></p>
<p>A-t-on seulement compris ce qui se passe?</p>
<p>Tandis qu’on le clouait sur le bois d’une croix infâme, Jésus se chargeait, lui le Juste, de toutes nos souillures.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Sa manière de se faire <strong>pécheur à notre place</strong>.&#0160;Il est donc maintenant dans la position de l’offenseur que Dieu, qui ne peut tenir le coupable pour innocent, se doit de châtier en l’abandonnant à lui-même.</p>
<p>Ainsi, Jésus découvre l’inimaginable: le <strong>rejet</strong> de celui dont il n’a jamais connu et ne devait jamais connaître que l’amour infini.</p>
<p>D’où son cri, déchirant, insupportable: “<em>Mon Dieu, mon Dieu, <strong>pourquoi m’as-tu abandonné?</strong>”</em></p>
<p>Un cri de <strong>déréliction</strong> absolue.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span>Qui, soit dit en passant, nous rappelle que la Croix n’est pas un simulacre, mais bien un <strong>anéantissement</strong> réel et total.</p>
<p>Jésus est dans l’<strong>abîme</strong> et dans les <strong>ténèbres</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160;</span>Lui qui a pu dire: “Moi et le Père nous sommes un”, souffre maintenant la <strong>séparation</strong> d’avec son Père jusqu’à ne plus comprendre pourquoi il est là, pourquoi il meurt.</p>
<p>Jésus est en <strong>enfer</strong>.</p>
<p>Et il y est pour que nous, qui l’avons salué un jour comme notre Sauveur, y restions définitivement étrangers.</p>
<p>Cette mystérieuse séparation —Comment Dieu peut-il se trouver coupé d’un coup de Dieu?—, il la souffre afin que nous, qui le confessons aujourd’hui comme notre Seigneur, ne connaissions jamais un abandon aussi funeste.</p>
<p><strong>Abandonné par Dieu</strong>, il l’est donc <strong>pour que nous-mêmes ne le soyons jamais</strong>.</p>
<p>Et nous ne lui en saurions pas gré en lui offrant maintenant notre vie ?</p>