Qui sait ?

<p>Joël 2.13, 14: <em>“Revenez à l’Éternel […].<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Qui sait?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Peut-être regrettera-t-il encore et laissera-t-il après lui<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>la bénédiction […].”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e99fdc67200b-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Qui sait” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e20263e99fdc67200b img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e20263e99fdc67200b-600wi” style=”width: 600px;” title=”Qui sait” /></a></p>
<p>Étonnant, non?</p>
<p>“Repentez-vous! demande en substance Joël à ses compatriotes, et <strong>qui sait?</strong><span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Dieu reviendra <strong>peut-être</strong> sur sa décision de vous infliger la punition que vous méritez; <strong>peut-être</strong> même vous accordera-t-il à nouveau sa bénédiction.”</p>
<p>Pourquoi ce <em>“Qui sait?”</em>?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et ces deux <em>“peut-être”</em> en un endroit où il nous semblait permis d’attendre plus de certitudes?</p>
<p>Sans doute le prophète formule-t-il les choses ainsi pour bien faire apparaître que même et <strong>jusque dans l’exercice de sa miséricorde, Dieu demeure souverain</strong>.</p>
<p>Pas plus que le rite, la contrition la plus sincère ne doit être considérée comme méritoire.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>En matière de salut, tout est, et doit rester… <strong>grâce</strong>, <strong>grâce</strong>, <strong>grâce</strong>.</p>
<p>Comprenons-le bien: Dieu est à jamais libre de répondre comme il l’entend au pécheur qui se livre à lui.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Lui seul se dicte toujours son propre comportement.</p>
<p>Certes, parce que jusqu’à maintenant, il a systématiquement pardonné à celui qui revenait à lui, nous pouvons nous attendre à ce qu’il n’agisse pas autrement avec nous aujourd’hui.</p>
<p>Mais que ceci au moins s’inscrive une bonne fois dans notre esprit: si Dieu nous pardonne aujourd’hui, ce n’est pas parce que notre repentance l’y contraint; c’est parce que, dans sa grâce, il a de nouveau librement choisi de nous mettre au bénéfice de sa miséricorde.</p>
<p><em>“Ce n’est pas à cause de vous que j’agis</em>, déclara-t-il un jour, <em>mais à cause de moi!”</em></p>
<p><strong>Pour que tout reste grâce et qu’ainsi notre salut demeure à jamais un sujet toujours nouveau d’émerveillement et de reconnaissance</strong>.</p>
<p>Approchons-nous donc de lui en cet instant; avouons-lui nos erreurs, nos manquements, nos fautes; “déchirons nos cœurs” devant lui; et… <strong>attendons</strong>!</p>
<p><strong>Attendons que le miracle de la grâce se reproduise pour nous</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Que Dieu, pour la énième fois, nous fasse la belle surprise de nous dire: “À cause de ce que je suis, je vous pardonne; j’efface votre péché; j’oublie votre transgression”.</p>
<p>Et parce que nous nous serons refusé de prendre jamais sa parole libératrice pour un acquis, nous l’accueillerons cette fois encore comme<strong> le plus inattendu et le plus beau des cadeaux</strong>.</p>
<p>Notre visage s’illuminera alors comme celui d’un enfant, éclairé qu’il sera par la reconnaissance émue que nous aura inspirée cette divine surprise.</p>