Comme une flamme

<p>Cantique des cantiques 8.6b:<em> “[…] car l’amour est aussi fort que la mort […]. Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l’Éternel.”</em></p>
<p><a class=”asset-img-link” href=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bded1de78200c-pi” style=”display: inline;”><img alt=”Feu” class=”asset asset-image at-xid-6a00d834520cc969e2026bded1de78200c img-responsive” src=”https://appaul.typepad.com/.a/6a00d834520cc969e2026bded1de78200c-600wi” style=”width: 600px;” title=”Feu” /></a></p>
<p>Il est des souvenirs qui marquent.</p>
<p>Comme ces moments passés entre jeunes autour d’un feu de camp.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Le ciel étoilé, une guitare mal accordée, des chants —beaucoup de chants—, des témoignages spontanés, une gourde que l’on se fait passer, des rires qui fusent, des paupières qui s’alourdissent…<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et, surtout, le foyer.</p>
<p>Ses premières flammes qui jaillissent, s’élancent et se perdent dans la nuit; si claires que vous ne pouvez les contempler qu’en plissant les yeux; si chaudes qu’il vous faut prendre quelque distance.</p>
<p>Puis, à mesure que se consument et s’effondrent les branchages et que fraîchit lentement la nuit, son flamboiement qui faiblit et le rougeoiement de ses tisons qui ondule.</p>
<p>Ah! ce moment unique, comme je l’ai aimé!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Après le souffle et les crépitements, le murmure léger d’un foyer apaisé; après la fournaise ardente, la chaleur douce de braises qui s’éteignent.</p>
<p>Le moment de se rapprocher enfin et, enroulé dans sa couverture, de se laisser bercer jusqu’au sommeil par le souffle délicat d’un feu devenu ami.</p>
<p>Pourquoi ce souvenir?<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Parce que notre poète inspiré a raison: <strong>l’amour, le vrai, est une flamme</strong>.</p>
<p>Car comme elle, il a une histoire.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et son histoire est belle.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Permettez que je vous la raconte en deux petites phrases seulement.</p>
<p>Jeune, il étincelle, mais éblouit, crépite, mais brûle.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Devenu grand, il rougeoie, mais éclaire, murmure, mais réchauffe.</p>
<p>Nous sommes <strong>entourés d’êtres qui ont besoin d’être aimés</strong>.<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Et Dieu nous demande de les aimer de sa part.</p>
<p>Tournons-nous donc, ce matin encore, vers la seule source du véritable amour, pour qu’il nous communique sa flamme.</p>
<p>Et <strong>aimons</strong>!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Aimons de cet amour authentique qui ne commence d’être une bénédiction que lorsque, devenu plus discret, il offre doucement à l’autre ce point de clarté et cette note de chaleur qui manquent peut-être encore à son bonheur.</p>
<p>Car bien mieux que les élans fougueux, mais éphémères, de l’amour tout neuf, ce sont les attachements discrets, mais durables d’un amour “bonifié” par les ans qui pansent les plaies, guérissent les cœurs et rendent le sourire.</p>
<p>Imaginez!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Des hommes et des femmes, des enfants peut-être, qui, dans la froidure de leur nuit, se souvenant des marques d’attention discrètes que nous leur aurions témoignées, ne verraient que nous pour les revigorer! <span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Imaginez encore!<span class=”Apple-converted-space”>&#0160; </span>Enroulés dans leur couverture, <strong>ils s’approcheraient de nous et, là, reprendraient vie</strong>…</p>
<p>Un miracle à notre portée, celui-là!</p>